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Venise, Stonehenge, Galapagos...Dans un rapport publié jeudi 26 mai, l'Unesco s'inquiète des conséquences du réchauffement des températures planétaires sur les sites du patrimoine mondial de l'humanité. Selon l'organisation internationale 31 sites naturels et culturels sont particulièrement vulnérables.

Publié le par 2012

Dans un futur pas si lointain que ça, les mystérieuses et somptueuses statues de l'île de Pâques, classées au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1995, pourraient n'être qu'un lointain souvenir des civilisations passées. En cause : l'érosion côtière, conséquence collatérale de la montée des eaux, liée au changement climatique.

31 sites "vulnérables"

Ces conclusions sont tirées d'un rapport publié jeudi 26 mai par l'Unesco, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’ONG Union of Concerned Scientists (UCS). Intitulé "Patrimoine mondial et tourisme dans le contexte des changements climatiques", ce document alarmiste s'inquiète en effet des menaces liées à l'augmentation des températures planétaires qui pèsent sur le patrimoine naturel et culturel de l'humanité à travers le monde.

Selon le communiqué de l'Unesco, 31 sites "répartis dans 29 pays qui sont exposés à des hausses de températures, à la fonte des glaciers, à l’augmentation du niveau des mers, à une multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, à des sécheresses plus marquées et un allongement de la saison des incendies" sont concernés et particulièrement "vulnérables". Et notamment des sites touristiques emblématiques comme la ville de Venise, les ruines de Stonehenge, au Royaume-Uni, les îles Galapagos (Equateur), ou les Aires protégées de la Région florale du Cap en Afrique du Sud.

Un rapport non-exhaustif

Pour autant, ce rapport n'est évidemment pas exhaustif si on prend en compte les 1031 sites classés par l'organisation internationale. "Le changement climatique affecte les sites du patrimoine mondial partout dans le monde", souligne l’auteur principal du rapport et Directeur adjoint du Programme climat et énergie à l’UCS, Adam Markham. Il ajoute : "Certains sites du patrimoine mondial pourraient même perdre leur statut du fait du changement climatique. (...) Il faut poursuivre les efforts entamés à Paris pour la COP21, aller plus loin, diminuer les émissions de gaz à effet de serre et élaborer une stratégie globale de protection des sites du Patrimoine".

En revanche, à la surprise de nombreux scientifiques et journalistes, la Grande barrière de corail, en Australie, n'apparaît pas dans les pages du rapport alors qu'elle est particulièrement menacée. Simple oubli ? Après enquête, la presse australienne a révélé que les sites australiens – on peut y ajouter les forêts de Tasmanie – avaient été supprimés après l'intervention du gouvernement de Canberra. Inscrits au patrimoine mondial depuis 1981, les récifs coraliens australiens ont pourtant diminué de moitié en trente ans en raison du réchauffement du Pacifique.

http://www.metronews.fr/info/venise-stonehenge-galapagos-ces-sites-menaces-par-le-changement-climatique/mpeA!VPasvtp0rEQs/

 

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