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l’hymne national « La Marseillaise » et la franc-maçonnerie

Publié le par 2012

Rouget de Lisle chantant La Marseillaise, par Isidore Pils, 1849

 

En ce jour de fête nationale, Pierre Mollier a bien voulu nous rédiger ce petit article sur la Marseillaise, en nous rappelant au passage que l’expo sur la franc-maçonnerie à la Bibliothèque nationale se termine bientôt…

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Le manuscrit de La Marseillaise, de la main de Rouget de Lisle

 

Le compte à rebours a commencé et il ne reste maintenant plus que 10 jours pour découvrir l’exposition « La Franc-maçonnerie » à la Bibliothèque nationale de France (fermeture le dimanche 24 juillet à 19h). A côté des documents fondateurs de la franc-maçonnerie, parmi les pièces exceptionnelles que le visiteur peut admirer, il en est une de circonstance aujourd’hui 14 juillet : le manuscrit de l’hymne national – La Marseillaise – de la main même du Frère Rouget de Lisle. Celui-ci est présenté dans la séquence illustrant la part prise par les francs-maçons dans la Révolution française ; entre Le Serment du Jeu de paume de David et le tableau de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de Le Barbier l’ainé.

Officier du génie et poète à ses heures, Claude Joseph Rouget de Lisle (1760-1836) est initié au début des années 1780 au sein de la loge Les Frères Discrets de Charleville. C’est par la franc-maçonnerie qu’il connut Philippe-Frédéric de Dietrich, le maire de Strasbourg. À la demande de celui-ci, il compose plusieurs chants patriotiques dont Le Chant de guerre pour l’Armée du Rhin, le 25 avril 1792, chanté par Philippe-Frédéric de Dietrich lui-même pour la première fois en public dans son salon. Celui-ci rencontre un certain succès. Quand l’Assemblée déclare la « patrie en danger », ce sont des fédérés marseillais gagnant le front qui entonnent et répandent sur leur chemin le chant de Rouget de Lisle qui devient donc La Marseillaise.

Le manuscrit de La Marseillaise est disposé à côté d’un tableau de la Loge Les Frères Discrets de Charleville pour l’année 1782. On y apprend que le Frère Rouget de Lisle est « membre-né » – c’est-à-dire initié par la Loge – et a le grade de « maître symbolique ». Savant – géologue et chimiste – et philanthrope ouvert aux idées nouvelles, Philippe-Frédéric de Dietrich était lui aussi Maçon. D’abord membre de la prestigieuse loge de Strasbourg La Candeur, il rejoint ensuite Ferdinand aux Neuf Étoiles. Il semble avoir aussi appartenu aux Illuminés de Bavière sous le « nomen » d’Omarius.

Pour les amateurs, signalons que les Éditions des Saints-Pères viennent d’éditer un magnifique et précieux facsimilé de cet unique manuscrit de La Marseillaise, véritable icône de la mémoire républicaine.

http://www.hiram.be/marseillaise-franc-maconnerie/

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