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Pokémon GO est un jeu de réalité augmentée gratuit, qui permet, grâce à l’appareil photo d’un smartphone et à sa géolocalisation, de capturer ces petites créatures virtuelles dans le monde réel. C’est-à-dire sur un bureau, dans une boutique, sur une autoroute, dans un arbre, sur un gratte-ciel, dans un placard, chez votre voisin, chez les policiers ou à l’Elysée. Partout (video fr)

Publié le par 2012

Pokémon GO est un jeu de réalité augmentée gratuit, qui permet, grâce à l’appareil photo d’un smartphone et à sa géolocalisation, de capturer ces petites créatures virtuelles dans le monde réel. C’est-à-dire sur un bureau, dans une boutique, sur une autoroute, dans un arbre, sur un gratte-ciel, dans un placard, chez votre voisin, chez les policiers ou à l’Elysée. Partout.

Plus on attrape de Pokémons, plus on augmente de niveaux. Le jeu permet de s’associer avec d’autres joueurs géolocalisés dans la même zone pour encercler les points de ravitaillement et les arènes disséminés un peu partout. L’univers Pokémon s’est mélangé avec notre (vrai) univers, et les résultats sont… intéressants.

Plus d’installations que Tinder

Le jeu a été lancé aux Etats-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande depuis le 7 juillet. Dire que c’est un phénomène de société serait un euphémisme. En moins d’une semaine, c’est devenu une des applications les plus téléchargées du PlayStore d’Android : Pokémon GO compte plus d’installations que Tinder, et ses utilisateurs y passent plus de temps que ceux de WhatsApp, d’Instagram, de Snapchat ou de Facebook Messenger, selon une étude de SimilarWeb. Les fans historiques de Pokémon sont obsédés et ceux qui pensaient que ce n’était qu’un jeu de gamins s’y mettent, intrigués, et deviennent accros.

Evidemment, un jeu qui fait apparaître des personnages virtuels dans votre environnement réel comporte quelques risques. Déjà, vous passez encore plus de temps collé au téléphone, sans faire attention où vous allez. Et si un Dracaufeu apparaît sur votre pare-brise pendant que vous roulez ? ou au milieu du passage piéton alors que le feu est rouge ? Allez-vous tenter de l’attraper ?

Niantic, la start-up interne de Google-Alphabet qui a créé Pokéman GO avec Nintendo et la Pokémon Company, insiste auprès des joueurs pour qu’ils « restent conscients de leur environnement », et ne deviennent pas un danger pour eux-mêmes ou pour les autres en voulant attraper une bestiole qui n’existe pas. Bien sûr, le télescopage entre ces deux mondes a engendré quelques scènes bizarres, absurdes et un peu inquiétantes.

Aucun endroit n’est hors limite

Après un premier week-end d’exploration, de chasse et de coopération, les joueurs ont partagé leur expérience et leurs découvertes en ligne. Comment ils se sont blessés en marchant dans les rues, absorbés par la quête, passant des heures à marcher dans leur ville. Comment ils se sont retrouvés à entrer sans le savoir chez quelqu’un, le jeu ayant identifié par erreur la maison comme une église, donc un lieu public.

En Australie et aux Etats-Unis, des boutiques, des hôpitaux et des commissariats ont dû accrocher des panneaux pour empêcher les explorateurs d’entrer, car les Pokémons apparaissent, on l’a dit, partout.

Certains des premiers vrais incidents liés au jeu ont été un peu surmédiatisés : dans le Missouri, quatre personnes ont été arrêtées, soupçonnées d’avoir attiré des joueurs, grâce à leur géolocalisation, dans des lieux isolés pour les détrousser ; dans le Wyoming, la poursuite d’un « Pokémon eau » caché dans une rivière a amené une adolescente à sauter une barrière et tomber sur un cadavre.

La meilleure anecdote, qui résume le potentiel à la fois effrayant et rassembleur de ce jeu, vient de Reddit : un utilisateur raconte qu’il avait voulu jouer autour de son pâté de maison, une nuit qu’il n’arrivait pas à dormir. Arrivé au parc, il croise « deux types à l’air louche assis sur un banc », qui se révèlent être eux aussi des joueurs de Pokémon GO.

Ils discutent, se promettent de faire équipe quand ils atteindront le niveau 5, celui où l’on peut jouer à plusieurs. « Puis les flics sont arrivés, raconte le joueur. Ça a pris un certain temps pour les convaincre qu’on n’était pas en train de dealer de la drogue, et encore plus longtemps de leur expliquer le jeu. »

Une fois qu’ils ont compris, les policiers ont téléchargé l’application et sont devenus eux-mêmes joueurs de Pokémon GO.

Une foule, les yeux rivés sur ses portables

Les quelques jours d’existence de ce monde virtuel auront aussi donné lieu à des situations plus impressionnantes : en Australie, des sortes de « battues » numériques organisées par quelques joueurs ont pris des proportions immenses, avec près de 2 000 personnes qui se sont retrouvées à arpenter les rues et les allées d’un parc de Sydney, le nez sur leur portable. Un des participants raconte :

« Il y a un Pikachu et les gens deviennent fous. »

A Brisbane, un « pokestop » est apparu dans le quartier de South Bank. Des centaines de personnes y ont accouru. Un d’entre eux dit que les norms – les personnes « normales » –, ne comprenaient absolument pas ce qu’il se passait.

Dans Central Park, à New York, une foule, dont la barre collective de batterie se vidait rapidement, avait envahi la pelouse.

Des scènes qui paraissent incongrues, mais auxquelles on devra peut-être s’habituer. Officiellement, le jeu n’est pas encore lancé en France, mais on peut y jouer si l’on est connecté à l’Appstore ou au Playstore des Etats-Unis. Il suffit de rechercher le hashtag #PokemonGO sur Twitter pour comprendre que la chasse a commencé, même si certains se plaignent qu’il n’y a pas suffisamment de Pokémons à chasser loin des centres-villes.

Pendant que l’action de Nintendo explose en Bourse, Niantic a retardé le lancement mondial, à la fois à cause des mini-débordements et de problèmes techniques que causerait l’arrivée massive de nouveaux joueurs de toute la planète. « Nous pensions que le jeu serait populaire, mais clairement il a touché une corde sensible », reconnaît le PDG John Hanke.

http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/07/11/la-beaute-et-l-absurdite-de-pokemon-go_4967754_4832693.html

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Jean rené 12/07/2016 16:30

Idiocracy c'est maintenant ;) Un monde de zombies décérébrés c'est ce qu'ils veulent