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11 cas incroyable d'observations d'ovnis dans le monde entre 1954 et 2009

Publié le par 2012

L'affaire de Belesta en 1954

 

Le 16 octobre 1954 vers 21:30 quelques habitants de Belesta (Ariège) aperçoivent une curieuse luminosité qui semblait provenir d'un objet très brillant caché par le dessus des rochers qui forment la crête de la montagne qui borde l'horizon au sud-ouest.
Assez vite, de nombreuses personnes alertées dans les rues et les places de Belesta qui avait plus d'un millier d'habitants regardaient le phénomène.
L'objet est alors monté dans le ciel et s'est laissé voir sous la forme d'une ellipse bien dessinée et rayonnante d'un éclat intense. L'objet n'est pas resté longtemps vers le haut et est redescendu derrière la crête où il ne pouvait plus être vu, puis est de nouveau remonté, et a continué ce manège de montées et de descentes plusieurs fois.
"Il en fut ainsi pendant huit à dix minutes, jusqu'à 21:40. A ce moment, ce n'est pas un disque qui réapparut, mais deux, séparés par un espace très franc. Ils ne présentaient ni le même éclat ni la même coloration, l'un blanc brillant, l'autre vert pâle. Cette phase dura une minute ou deux environ. Et tout à coup on put voir non plus deux mais trois objets. Ils changeaient fréquemment et subitement de coloration. Avec le troisième objet était apparue une nouvelle couleur, un rouge foncé extrêmement lumineux semblable au rouge d'un vitrail éclairé par le soleil." (retranscrit par Amé Michel)
A 21:45, le phénomène disparut définitivement.
La Gendarmerie a été prévenue dès le début de l'observation et les gendarmes comptaient donc parmi les très nombreux témoins.
Il s'agit d'une observation impliquant de très nombreux témoins non cordonnés. L'affaire de Belesta est un classique de l'apparition OVNI avec des multiples témoignages recoupés.

 

En 2009, 55 ans plus tard René Lagarde avoue la supercherie. Il avait 15 ans à l'époque, il est en retraite après avoir fait sa carrière dans la police. "Avec tous mes copains de Bélesta, nous étions une demi-douzaine, on s'ennuyait ferme ce samedi soir-là. Dans les journaux, à la radio, on ne parlait que d'Ovni. Alors on s'est dit: ils en veulent, on va leur en offrir!". Devant eux, le massif de Millet, très raide, qu'à l'époque ils grimpèrent quatre à quatre avec un étrange appareil entre les mains. Une fourche de vélo, un guidon, une roue et attaché un peu partout, des lampes électriques puissantes. Sur les lampes, des caches de couleurs faits avec des papiers d'enveloppe de bonbons. Rouge, jaune, vert... Quand la gendarmerie arrive, ils détalent, arrivés à Belesta ils avouent la supercherie, mais personne ne les croient. Ils décidèrent donc de garder le secret !

 

L'affaire de l'île de la Trinité en 1958

 

Le 16 janvier 1958, la Marine de Guerre brésilienne dit avoir photographié à quatre reprises un disque volant sur l'île de Trinidade, (à quelque 1000 km à l'Est de Rio de Janeiro) à bord du navire-école "Amiral Saldanda," qui était en mission pour le compte de la direction de l'hydrographie de la Marine, en coopération avec les travaux de l'Année Géophysique Internationale. Ce sont les premières photographies d'un disque volant à être officialisées. Les photographies ont été prises par Almiro Baraúna, qui était sous contrat avec la Marine Militaire. Dans toutes les copies, le disque est vu clairement, au-dessus de Trinidade, les témoins précisent que "l'engin s'est élevé à une vitesse incroyable et a effectué des manœuvres pendant quelques minutes." Ils notèrent également deux protubérances symétriques sur l'engin. La vitesse de l'engin fut estime entre 20.000 et 40.000 km/h ! (A cette vitesse, n'importe quel engin s'enflammerait immédiatement en raison des frottements atmosphériques !)

Voyons ce qu'en dit l'attaché naval américain dans son rapport du 11 mars 1958 :

 

L'une des photos d'Almirio Baraúna

 

Les photos étaient dues à un photographe indépendant, Almiro Baraúna, employant un Rolleiflex réglé au 1/125, avec une ouverture de diaphragme de 8 ; elles avaient été développées à bord même de l'Almirante Saldanha. Cet homme est un expert en truquages photographiques et l'on n'a pas oublié ses photos de prétendus "trésors engloutis" au fond de l'océan. Il est également l'auteur d'un récit humoristique publié dans un magazine sous le titre : "Une soucoupe volante m'a pourchassé chez moi" et illustré de faux documents photographiques. Après la publication de ses dernières photos de "soucoupe volante", Baraúna a déclaré à la presse que le Renseignement naval l'avait interrogé à leur sujet pendant 4 heures. "Les négatifs ont été projetés en grand format sur un écran. (...) J'ai été interrogé par des officiers de l'état-major et par le chef du Renseignement, puis un commandant m'a dit : "Si vous vouliez faire apparaître une soucoupe volante sur un négatif, comment vous y prendriez-vous ? - Commandant, je connais particulièrement bien les truquages photographiques, mais il n'en existe pas qui puisse résister à un examen sérieux et précis."


Immédiatement après la parution des photos de la soucoupe volante, la Marine brésilienne s'est refusée à confirmer ou infirmer officiellement l'incident. Toutefois des positifs établis à partir des négatifs originaux ont été transmis et commentés aux autres armes et au président. Le 24 Février, 3 jours après la parution des photos dans les journaux, le ministère de la Marine publiait enfin un communiqué officiel : "La presse s'étant fait l'écho d'une prétendue opposition de la Marine à la divulgation des faits entourant l'apparition d'un objet étrange au-dessus de l'île de Trindade, le cabinet du Ministre déclare cette information sans fondement... En revanche, le ministère ne se prononcera pas à propos de l'objet observé, les photographies ne constituant pas une preuve suffisante."


Le 24 février les journalistes purent interroger pour la 1ère fois les officiers et les hommes. Le commandant du navire, Jose Santos Saldanha de Gamma, n'avait pas vu l'objet, et il n'a pas fait connaître son opinion. Le second, lui non plus, n'avait rien vu, mais il était arrivé peu après l'observation et pensait que ceux du pont avaient vu l'objet. Le capitaine avait indiqué que son secrétaire (un certain L. C. R. D.) comptait parmi les témoins, mais, questionné directement, cet officier s'est dérobé. L'on a appris, par la suite, que le photographe avait été escorté jusqu'à la chambre noire par un officier qui était resté en faction devant la porte tandis que Baraúna développait seul le négatif.
Pendant la semaine qui a suivi la parution des photos, les journaux ont consacré énormément d'espace à la question, en s'efforçant d'avérer ou d'infirmer l'authenticité des clichés de Baraúna. Le Diario Carioca a signalé que l'équipage de l'Almirante Saldanha avait reçu de rigoureuses consignes de silence.


Le rapporteur conclu ainsi :


Malheureusement, dès que l'on examine d'un peu plus près, l'on va de déception en déception. Un certain nombre d'officiers de la Marine brésilienne disent y ajouter foi, mais on ignore dans quelle mesure ils détiendraient plus de renseignements que nous.
L'on ne peut, semble-t-il, proposer que 2 explications pour ce bizarre incident :


a) Il y aurait eu d'irrésistibles pressions sur la Marine brésilienne pour la dissuader d'enquêter officiellement sur l'incident (ce qu'elle pouvait faire très facilement, s'il avait eu lieu) mais également de le démentir (ce qu'elle pouvait faire très facilement, s'il s'agissait d'un "faux"). Pour ma part, je ne crois pas à ce silence imposé, dont aucun écho n'a été recueilli, pas plus dans les sphères brésiliennes qu'américaines ; et aussi parce que je doute que l'on puisse juguler totalement et un par un les officiers et les hommes.


b) Toute l'histoire n'est qu'un coup monté publicitaire dû à un photographe véreux, et auquel la Marine du Brésil s'est laissé prendre. C'est l'hypothèse la plus vraisemblable quand on connaît le goût des brésiliens pour le sensationnel, pour les bruits non fondés et leur propension à faire bon marché de la vérité devant une histoire bien ficelée, aggravée par l'impéritie générale de la bureaucratie.
Il faut ajouter à cela que les photographies fournies par la Marine brésilienne ne sont pas convaincantes. Les contours de la côte apparaissent avec netteté sur les clichés alors que le disque est flou, peu contrasté, et pratiquement sans ombres portées. Au surplus, l'objet est retourné dans le cliché n° 2, par rapport aux clichés n°1 et 3. Et encore, alors que les journaux ont fait état d'une vitesse élevée, on ne remarque par ce flou latéral que toute vitesse d'obturation aurait dû engendrer.

Que rajouter :

- on nous dit qu'il y eut une quarantaine de témoins ! Le problème c'est que les marins et officiers se refusent à parler et que ceux qui parlent sont des proches de Baraúna !
- la marine prend comme photographe officiel un individu connu comme un spécialiste des truquages photographiques, et notamment en matière d'Ovnis. Et justement (quelle coïncidence !) un Ovni arrive ! Ça tombe bien il a sous la main de quoi le photographier (il est d'ailleurs le seul). Le bateau à ce qu'il faut pour développer les négatifs (!) Et on laisse notre spécialiste en faux photographiques opérer tout seul pour ce faire !
- alors bien sur nos soucoupistes ne manquent pas de nous mentionner des rapports "d'experts" qui concluent évidemment à l'authenticité des documents photographiques... En oubliant le principal :
- parce que, bien sûr, l'objet est soucoupoïde ! Et c'est bien là que ça ne va plus : Il nous faut rappeler, marteler même que l'aspect "soucoupe volante" des Ovnis n'est dû qu'à l'erreur d'un journaliste qui se mélangea les pinceaux suite aux déclarations du pilote Kenneth Arnold, celui-ci passé à la postérité comme étant le premier pilote ayant eu mailles à partir avec un ovni. Celui-ci déclara que l'objet rencontré avait une forme arrondie devant et triangulaire à l'arrière et un comportement rappelant celui "d'une soucoupe volante effectuant des ricochets à la surface de l'eau". Jamais, au grand jamais, Arnold n'a décrit l'objet comme ayant la forme d'une soucoupe volante, c'est après que des gens influencés par le récit du journaliste se mirent à voir des objets que personne n'avaient ni vu ni décrit ! Alors comment voulez-vous dans ces conditions qu'elles arrivent sur une photo ?

 

L'affaire de Socorro en 1964

Le 24 Avril 1964, en poursuivant une voiture en excès de vitesse vers 17 h 45, Lonnie Zamora (1933-2009), officier de police de Socorro (Nouveau Mexique) entend un grand bruit et voit une flamme dans le ciel au sud-ouest. Pensant à l'explosion d'un entrepôt de dynamite, il se dirige vers les lieux et en chemin voit un objet elliptique ornée d'emblèmes rouges reposer sur des pieds dans un creux du terrain. Près de l'engin, il voit deux humanoïdes.

Zamora sort de sa voiture, entend comme un claquage de porte, les humanoïdes ne sont plus visibles. L'engin décolle avec grand bruit et une forte émission de flammes, et quand il quitta la terre, s'élevant à la verticale, il redevint silencieux, se stabilisa et s'envola vers le lointain à l'horizontale. Puis il adopta une trajectoire verticale et accéléra pour disparaître au-dessus des montagnes. Les broussailles prirent feu. Quatre marques disposées en configuration trapézoïdale devirent visibles, d'autres empreintes furent décrites comme des "empreintes de pas"

Au moins trois appels provenant de lieux différents recoupèrent le témoignage de Zamora. Les analyses de sol révèlent du sable fondu et resolidifié.

 

Si Donald Menzel(1) fut l'un des premiers à avoir suggéré que Zamora a été la victime d'un canular complexe d'étudiants, il fallut attendre 2009 pour que cette thèse soit confirmée. C'est à Anthony Bragalia(2) que l'on doit cette confirmation. Il a en effet retrouvé un échange de correspondance datant de 1968 entre Stirling Colgate, le président du New Mexico Tech(3) et Linus Pauling(4), Colgate écrit "J'ai une bonne présomption sur l'identité de l'ancien élève qui a conçu le canular". Colgate interrogé par Bragalia a confirmé ce qu'il avait écrit à Pauling à l'époque.

 

Pourquoi ? Les étudiants étaient particulièrement remonté contre Zamora, qui semblait trouver un malin plaisir à harceler les étudiants, apparemment sans raison et à chaque occasion.

 

Ce qui s'est réellement passé :
- Un étudiant attend le passage de Zamora et commet volontairement un excès de vitesse, Zamora le poursuit et l'étudiant l'entraîne dans le secteur où va se dérouler le canular.
Des fusées pyrotechniques sont utilisées pour attirer Zamora et le détourner de sa route. Deux étudiants de petites tailles jouent les extraterrestres. Un chalumeau (du genre de celui utilisé dans les BTP, sur les routes) a servi à vitrifier le sable (ça fait un bruit important, et une flamme bleue et orange) et à incendier les broussailles. Les traces aux sols sont creusées artisanalement. L'engin est un ballon à hélium (de couleur blanche réfléchissante avec une enseigne rouge sur le côté reposant sur des pieds bricolés), qui s'élève lentement, se dirige vers et survole une cabane (à 1 m). Le ballon a pu être tiré vers la cabane par un fil. Cabane où se sont réfugiés les 2 étudiants pendant que Lonnie Zamora courait dans le sens inverse. Ensuite le ballon accélère brusquement et disparaît à l'horizon... ou se dégonfle : en diminuant brusquement de volume, il donne l'impression de s'éloigner.

Combien d'étudiants ont été impliqué dans le canular ? Trois au minimum (les 2 E.T et le conducteur en excès de vitesse). Mais sans doute plus et le secret aurait dû être cassé depuis longtemps. En fait il l'a été, le président de l'Université savait, mais s'exprimer devant le poids de l'armée, des enquêteurs de tout bord, et des agents du gouvernement étaient une gageure. Au mieux ils n'auraient pas été crus, au pire leur avenir professionnel était compromis.

 

L'affaire de Valensole en 1965

Que c'est-il passé dans cette commune des Alpes de Haute Provence en 1965 ? Un seul témoin rend compte à la gendarmerie d'une prétendue rencontre du troisième type ayant laissé des traces au sol dans son champ de lavande.
Il y eut deux enquêtes (pourquoi deux enquêtes ?) Toujours est-il que la première de ces enquêtes laissa perplexe les gendarmes, le témoin s'embrouillant dans ses déclarations. Celui-ci "avoua" lors de la deuxième enquête "qu'il avait, volontairement, tu les détails les plus insolites par peur du ridicule"

 


Le dessin fait par le
"témoin".

 

Alors les détails les voici : Un objet métallique, en forme de ballon de rugby s'est posé au milieu de son champ de lavande. L'objet, à 90 mètres du témoin, reposait sur un tube entouré de 6 pieds plus fins et semble être surmonté d'un dôme transparent. La taille globale est évaluée à 3,5 mètres de large sur 2,50 de haut. En s'approchant de l'objet (il n'a peur de rien le témoin !) il aperçoit deux humanoïdes, Il note leur petite taille (90 centimètres) leur tête anormalement grosse par rapport au corps (3 fois celle d'un humain), chauve, peau blanche, longues oreilles, pommettes saillantes et charnues, avec une petite bouche circulaire. Ils portent des costumes gris-vert d'une seule pièce". Le témoin nous a même fait un dessin !
Lorsqu'il n'est plus qu'à une dizaine de mètres d'eux, le témoin voit, soudain, une des créatures se retourner et pointer dans sa direction une sorte de "tube transparent bleuté". Pan-Pan ! Le témoin est paralysé, mais il entend les E.T. "gargouiller" avant que ceux-ci ne regagnent la soucoupe. Suit un descriptif très détaillé sur la façon dont l'appareil redécolle... Un quart d'heure plus tard la paralysie du témoin a disparu.
Reste les traces : notamment un trou rond d'une trentaine de centimètres de profondeur. Le sol semblait détrempé mais le lendemain il avait durcit comme du ciment.
Comment voulez-vous qu'on prenne au sérieux une fable pareille ?

 


Le champ de lavande de Valensole et la trace "mystérieuse"

 

Pourtant la "Rencontre de Valensole" fait partie aujourd'hui de la panoplie des ufologues. On nous dit que le témoin "était honorablement connu des habitants de son village et rend la thèse de l'affabulation peu crédible" (le fameux argument d'autorité complètement débile, tous les jours la police découvre de dangereux personnages honorablement connus) pourtant le témoin s'est fait soigner pour des troubles psychiatriques quelques temps après l'événement. On nous dit que des ufologues de renom (Aimé Michel, Jimmy Guieu(5) enquêtèrent sur cette rencontre et attestèrent de la réalité des traces... (argument d'autorité) on nous dit aussi que l'état-major militaire a démenti toute activité d'hélicoptère ce jour-là (vous en connaissez-vous, des militaires qui avouent s'être livré à des missions secrètes ?)
Explication : On ne peut jamais écarter l'hypothèse d'une expérience militaire (forcément secrète). Il est aussi possible que tout ait été bidonné par le témoin (aujourd'hui décédé)

 

L'affaire de Marliens en 1967

On a détecté une trace étrange sur 30m² dans le territoire de cette commune de la Côte d'or. L'ensemble des éléments examinés amène à expliquer la trace par la foudre, d'autant qu'un orage a effectivement frappé la région le 5 mai. Mais aubaine pour la communauté ufologiste, le (seul) témoin prétend se souvenir avoir découvert la trace avant l'orage du 5 mai. On se raccroche à ce qu'on peut !

L'affaire de Beert en 1975

Difficile de trouver des renseignements sur cette affaire, non exploitée (et pour cause) par le milieu ufologique : En novembre 1975, cinq personnes font parvenir à un journal flamand une fausse photographie d'OVNI (mais sans avouer la supercherie). Le journal publia la photo en faisant appel à témoins. Le journal fut assailli de coups de fils de témoins qui jurèrent avoir vu exactement le même objet. Une véritable vague d'OVNIS se déclencha et ne cessa que quand le faux fut rendu public Il s'agissait d'une expérience, elle démontre parfaitement que n'importe quelle affabulation peut engendrer d'autres témoignages tout aussi faux par la simple contagion psychologique.

Les ufologistes crièrent au scandale sans pouvoir invalider la justesse de la démonstration.


L'Affaire de Téhéran en 1976

18 septembre 1979, 23 heures : dans un quartier résidentiel au Nord de Téhéran, le responsable de nuit (?) H. Perouzi aperçoit un étrange rectangle volant dont les lumières scintillent. Il alerte le n°3 de l'armée le général Youssefi qui sort sur son balcon et aperçoit une étoile super brillante. Il donne l'ordre à un avion Phantom F4 d'aller y voir de plus près. A 45 km de l'objet l'avion perd le contrôle de ses instruments de vol et de communications, il rebrousse chemin. Un second F4 décolle. Il ne peut rattraper l'OVNI qui conserve une avance constante de 45 km sur l'avion. Un gros objet brillant sort de l'OVNI et se dirige vers l'avion, le pilote veut tirer un missile mais à ce moment précis ses commandes se bloquent. L'avion vire de bord, l'Ovni secondaire réintègre l'objet principal. Peu après l'OVNI secondaire ressort, se dirige vers le sol qu'il éclaire vivement. Le lendemain une équipe inspecte l'endroit où l'OVNI secondaire est censé s'être posé. On ne trouve rien.

Et nos ufologues (rapport COMETA) d'ajouter "Un rapport remarquable, ce cas est un classique qui réunit toutes les conditions requises pour une étude du phénomène OVNI : L'objet a été vu par de nombreux témoins de différents endroits. La crédibilité de plusieurs des témoins était haute (un général de l'Armée de l'Air, des équipages qualifiés, le personnel de la tour de contrôle). La présence de l'OVNI a été confirmée par le radar."

Sachant qu'on ne saura jamais la vérité (c'était en 1976, il y a 40 ans, depuis l'Iran a renversé ses alliances militaires, nous n'avons aucune archive d'origine, détruites ou enfouies on ne sait où pendant la révolution islamique). Le rapport américain c'est déjà une source secondaire !

1) le rapport relève des incohérences et des bizarreries :

- le type qui prévient directement le n°3 de l'armée... (Il avait donc sous la main le numéro de téléphone du quartier général des forces armées, vous connaissez beaucoup de gens dans notre pays qui ont sur eux celui de nos forces armées ?)
- la forme de l'objet tantôt visible tantôt éblouissante, tantôt en forme de point (ou d'étoile), tantôt en forme de rectangle
- les commandes qui se bloquent juste au moment où le pilote tire. (Il y a de ces coïncidences parfois !)
- l'ordre de photographier n'est pas donné par le général Youssefi et aucune photo qui n'est prise à l'initiative des pilotes.
- Il est tout même bizarre qu'un tel phénomène quelle que soit son origine ne se soit pas reproduit ni dans le temps, ni dans l'espace (mais ça c'est souvent le lieu commun de beaucoup d'observations de ce genre- sauf pour la prétendue "vague belge")

2) les commentaires du rapport sont purement subjectifs

Ainsi aller déclarer que "La crédibilité de plusieurs des témoins était haute (un général de l'Armée de l'Air, des équipages qualifiés, le personnel de la tour de contrôle)." est assez peu pertinent :
(L'incompréhension et la confusion sont des situations partagées par tout le monde, quelque soit le milieu intellectuel ou social. L'argument selon lequel le témoignage du pilote X ne pourrait être que crédible parce qu'il a 20.000 heures de vol à son actif, ou celui de Y parce qu'il est bardé de diplômes universitaires, n'est qu'un argument d'autorité (et n'a donc aucune valeur en soi). Après tout Jimmy Carter, Clyde Tombaugh (le découvreur de Pluton) et... le pape Pie XII ont aussi déclaré avoir vu des Ovnis...)

Que pouvait-il y avoir dans le ciel iranien ce jour-là :

- un phénomène naturel provoquant des interprétations hallucinatoires ? (mais ça ne bloque pas les appareils et ça n'envoie pas d'écho radar)
- des avions militaires américains ou soviétiques ? (mais la technologie qui leur est prêté n'existe pas)

Donc trois hypothèses

1 -On ne sait pas ce que c'est (le problème c'est que comme ça ne s'est jamais reproduit à l'identique on ne peut rien faire de l'information et on en reste là)
2- Il s'est produit quelque chose, (par ex une incursion soviétique dans l'espace iranien) mais le rapport a été enjolivé pour des raisons purement idéologiques (masquer l'intrusion) et stratégiques (attirer de façon indirecte les américains sur cette intrusion)
3 - Il ne s'est rien produit du tout, et le rapport a été inventé (soit par les iraniens à l'intention des américains pour leur demander une vigilance accrue, soit par les iraniens à l'intention des soviétiques afin de leur "montrer" la sophistication des moyens de défense américains)

Les hypothèses 2 et 3 sont les plus économiques, elles cadrent avec la situation géopolitique de l'Iran à l'époque, elles évitent les hallucinations en séries, expliquent pourquoi il n'y a eu aucune photo. Dans les deux cas il ne s'agit pas de "complots" tirés par les cheveux mais d'un simple faux rapport militaire effectué sur ordre. (et qu'on ne me dise pas que les falsifications de rapport militaires n'existent pas !)

Mais tout cela ne reste que supputations :

 

L'affaire de Cergy-Pontoise en 1979

(nous avons repris pour cette affaire de nombreux termes de l'excellent article d'Oncle Dom dont vous trouvez le lien en annexe)(6)


Le 25 novembre à 4 heures du matin, trois jeunes gens doivent se rendre au marché de Gisors pour vendre des jeans. Frank Fontaine aperçoit une traînée lumineuse descendre vers la centrale électrique, pensant à une chute d'avion, il décide d'aller voir. Salomon et Jean-Pierre Prevost remontent chez eux, le 1er pour prendre un appareil photo, l'autre pour compléter le chargement de la voiture... Quand ils redescendent, la voiture est plongée dans une brume lumineuse, entourée de petites sphères, puis le nuage se résorbe en un cylindre qui, après quelques secondes, disparaît dans le ciel à une vitesse vertigineuse. Ils approchent de la voiture, Frank a disparu !

Prévenu la gendarmerie est circonspecte : pas de traces, de radioactivité, de rémanence magnétique... pas d'écho radar suspect !

Fontaine prévient RTL vers 14 h. C'est le délire. Le standard de la gendarmerie explose. Tout un tas de charlatans "curieux, radiesthésistes, ufologues, parapsychologues, mages, prophètes, visionnaires et autres illuminés convergent en rangs serrés vers l'appartement de Fontaine". Une flopée de "preuves" est recueillie (différences de résistivité à l'endroit exact de l'enlèvement, déshydratation de choux voisins induite par l'OVNI...).

Le 3 décembre, Fontaine réapparaît à 6 h 40 dans une aura de lumière à l'endroit exact de sa disparition. Il ne se rappelle de rien sauf que les portières de la voiture étaient bloquées, et qu'il a ressenti un picotement avant de perdre connaissance. Il a une barbe de huit jours, et les doigts jaunis de tabac. (!) .

Le trio est interrogé l'après-midi par le substitut du procureur de Pontoise, en présence du GEPAN. Frank avoue maintenant qu'il se souvient de ce qui s'est passé pendant sa disparition, mais refuse de le révéler.

Le trio accorde à Paris-Match une interview rémunérée (8000 F soit - 1200 € ?). A ce prix, Frank se souvient et décrit des banalités d'usages : Un laboratoire entouré de machines plaquées de verre opaque et couvertes de cadrans. Deux boules lumineuses qui flottent près de lui en émettant des sons agréables. Des voix qui lui disent :" Nous cherchons à vous protéger et à parvenir à un contact officiel pour sauver votre planète..."


Le 4 janvier le Parisien libéré publie une photo de l'OVNI ! (Ah bon ! Mais qui l'a photographié ?) Explication embarrassée : saisi d'une impulsion le 23 décembre, Frank emmène ses amis sur le lieu de l'enlèvement avec un polaroïd, ça tombe très bien : une boule lumineuse apparaît, qui en largue 2 autres, et qui qui parle respectivement à Jean-Pierre et à Salomon. Clic-clac, on prend trois photos !

 

Et voilà l'inévitable Jimmy Guieu qui rapplique (flairant la bonne affaire) l'histoire est réécrite, agrémentée, tirée à la ligne et ça nous fait un joli livre qui s'est bien vendu ! (7)

 

Le succès et la publicité font monter la tête de nos trois rigolos, particulièrement celle de Jean-Pierre Prévost, qui en rajoute jusqu'à plus soif (rencontre du 3ème type à Manosque avec un nommé Haurrio, révélation d'enlèvements anciens : 4000 soldats dans les Pyrénées en 1720, 650 zouaves en Cochinchine en 1858, un régiment des ANZAC à Gallipoli en 1915, et même une division japonaise au grand complet en Nouvelle-Guinée lors de la dernière guerre !)

Le bouquin de Jean-Pierre Prévost, (seul cette fois-ci) est prêt, les droits d'adaptation cinématographique sont vendus... La promotion médiatique se met en branle (article dans Paris-Match le 25 avril, passage à la télé le 26 dans l'émission "Temps X" des frères Bogdanoff, article dans France-Dimanche le 28...) et on nous annonce l'arrivée officielle des E.T pour le 15 août. !

Un millier de personnes, dont certaines campent depuis la veille, se réunissent à Cergy pour accueillir les E.T. avec le cérémonial qui convient. Toute la presse écrite, parlée et télévisuelle est là ! Mais pas les E.T (un initié évoquera un bouchon sur les routes spatiales !)

A 4 H 20, tout le monde va se coucher, sauf une vingtaine de personnes qui regardant Venus racontent qu'ils ont vu se former une sorte de H (comme Haurrio) ! Jimmy Guieu triomphe "Les OVNI étaient bien au rendez-vous !". Et il le prouve en publiant... des photos infrarouges... Car les OVNI s'étaient rendus invisibles." un nouveau rendez-vous est fixé le 15 août 1983

Trois mois plus tard, le GEPAN publie enfin ses résultats. (Il leur en a fallu du temps, presque un an !) La conclusion est négative !

En juin 1983, Jean-Pierre avoue enfin la supercherie... Mais Jimmy Guieu proteste indiquant que ce sont les E.T. eux-mêmes qui ont voulu cette rétractation.

15 août 1983 : Nouvelle rassemblement à Cergy, quelques dizaines de personnes, plus les journalistes mais toujours pas d'OVNI.

L'affaire est close sauf pour les indécrottables comme Jimmy Guieu qui épuise le filon jusqu'à la corde ou Jacques Vallée qui raconte que Fontaine a été enlevé par les... services secrets français.

 

L'affaire de Trans en Provence en 1981

(nous avons repris pour cette affaire de nombreux termes de l'excellent article d'Eric Maillot dont vous trouvez le lien en annexe)(2)

Les faits : Le 9 janvier 1981, un télex de la gendarmerie de Draguignan parvint au GEPAN. En voici l'essentiel :
"Le 8/1/81, route de la Motte, témoin (Rénato Niccolaï) distant de 50 m, attiré par un léger sifflement a aperçu l'objet à la verticale de son jardin. Il a continué sa descente jusqu'à un mètre du sol environ. Lorsque le témoin s'est approché, l'objet a redecollé à la verticale assez rapidement sans soulever de poussière, jusqu'à une hauteur de 25 m environ pour aller vers l'Est. Durée totale: 1 minute environ. Aspect ovoïde gris mat sans hublot ni antenne, pas d'effet sur le témoin, pas d'êtres visibles. Traces : 2 arcs de cercle ressemblant à des traces de ripage de pneumatiques, longueur 80 cm largeur, 10 cm."

 

On voit sur la photo (Publiée dans la revue "Lumières dans la nuit") les fameux arcs de
cercles A et B, on ne mentionne jamais ni le ripage C ni les traces dans l'herbe,
notamment en bas de A

 

Voici donc un ovni "stationnaire à 1 mètre du sol" dans ce télex mais qui est décrit comme étant "vu au sol" dans le procès-verbal qui mentionnera aussi de la poussière au décollage, en contradiction avec le télex (et les dires ultérieurs du témoin). En moins d'une heure, au sein de la brigade de gendarmerie, l'histoire est déjà déformée...

Les 80 cm de long deviendront 40 cm, l'expression "trace de ripage de pneumatiques" disparaît étrangement dans le procès-verbal d'audition du témoin. Le mot "pneumatique" est absent de la note technique GEPAN n°16. Il y devient en page 16 "genre de trace de ripage" et, à la page 27, il est remplacé par des points de suspension ! On n'en entendra plus parler par la suite.

Translation du récit de l'unique témoin : Le 8 janvier 1981 vers 17h, le temps commence à fraîchir et le soleil à se coucher. Rénato Niccolaï, âgé de 52 ans et en arrêt maladie, il œuvre à la construction d'un abri à pompe en parpaing sur le terre-plein surplombant sa maison. Il a son attention attirée par un sifflement. Tournant la tête vers l'Est (ou N/E), il aperçoit un disque mat entouré d'un anneau épais qui déboule du haut des arbres bordant sa propriété. Ce disque se pose sur le terre-plein situé en contrebas et n'est dès lors plus visible du témoin, situé à 50 m mètres de là. Rénato marche sur une vingtaine de mètres puis se place près d'une maison annexe située sur la même terrasse que l'abri à pompe. "C'est un disque un peu ventru comme deux assiettes collées l'une contre l'autre par les bords avec un anneau central d'une vingtaine de cm de large". L'objet, qui est posé très près du mur de la terrasse supérieure, peut avoir 2.5 m de diamètre, 1.5 m de haut et repose sur deux (ou quatre) pieds (ou tuyères) qui ressemblent à des "seaux de maçon renversés" dépassant d'une vingtaine de centimètres. Le témoin ne voit que deux "seaux" qui lui font face. Au bout de 4 secondes d'observation, le phénomène décolle rapidement vers l'Est en passant entre deux grands pins. Deux "seaux" déployés et les deux autres rentrés sont visibles sous l'ovni. L'observation a duré au total quelques dizaines de secondes (30 à 40). Rénato descend alors sur la terrasse du milieu puis emprunte quelques marches d'escalier pour se retrouver sur le terre-plein où a stationné l'ovni. Il s'approche et découvre des traces qui ressemblent à des traces de ripages.

 

Les émissions télé à base de sensationnel n'hésitent pas à
truquer les images, ainsi cette photo de l'atterrissage de
l'objet de Trans en Provence est un bidouillage intégral

 

Il se remet au travail puis rentre à son domicile, proche du site, pour regarder la télé en attendant le retour de son épouse qui travaille. A son arrivée, vers 21 h, il lui racontera sa vision et la présence de traces au sol. Elle ne le croira pas, pensant à une blague. Le lendemain, elle sera convaincue face aux traces et elle préviendra ses voisins, les Morin. Mme Morin expliquera à Mme Niccolaï qu'il faut prévenir la Gendarmerie Nationale qui doit enquêter et faire des prélèvements pour analyse. C'est cette voisine, intéressée par les ovnis, qui préviendra les gendarmes et non les Niccolaï (comme on le prétendit souvent).

 

Remarques

- les 2 ou 4 "seaux" sous l'ovni n'ont laissé aucune marque visible au sol.
- l'ovni n'a pu laisser trace de ces deux arcs sans être en contradiction avec le témoignage: "il ne tournait pas".
- même si l'ovni avait tourné, la largeur des "seaux" est bien plus importante que celle de la trace. De plus leur position sous l'ovni ne correspond pas à un diamètre de 2,40 m Si l'on augmente l'estimation de la taille globale de l'ovni pour arriver à positionner les seaux au diamètre de la trace alors l'ovni touche le talus du muret et la largeur des seaux devient plus grande donc incompatible avec celle des arcs...
- le témoin, situé à 20 m environ, n'entend aucun bruit d'impact alors qu'il décrit l'ovni "tombant comme une pierre". Admettons. Mais pourquoi ne perçoit-il pas le bruit du frottement et de l'écrasement des petits cailloux en silex (ceux qui font crisser une craie sur un tableau et rayent le verre !) par la masse de cet ovni, (estimée à quelques tonnes par J.J Vélasco). Rénato entendit pourtant bien, à 50 m et plus, le léger bruissement ou chuintement d'air de l'ovni descendant vers la terrasse puis repartant vers le ciel...
- à aucun moment, le témoin, de son point de vue surélevé et décalé, ne pouvait voir le contact sol/ovni, ce dernier étant partiellement masqué par le muret de la terrasse.
- pourquoi une éventuelle intelligence E.T se serait posée si près du muret, alors qu'il y avait toute la place sur la vaste terrasse ?

Cette affaire aurait été de suite considérée par n'importe quel officier de police débutant comme un canular mal géré, le GEIPAN , (qui n'est intervenu sur les lieux que 40 jours plus tard !) lui a conclu à un atterrissage de soucoupe... et considère ce cas comme solide et incontournable. (Le rapport COMETA reprendra ses conclusions en 1999) C'est vrai aussi que le GEPAN n'avait pas beaucoup de crédits à l'époque et faisait appel à des bénévoles dont la rigueur et l'objectivité étaient loin d'être la qualité première.

Pour ceux qui voudraient aller plus loin dans cette affaire, signalons qu'il y a eu ensuite une rocambolesque analyse des végétaux dont le détail est retranscrit dans le lien en annexe

En mars 1984, Michel Monnerie structure les bases d'une hypothèse psychologique.

Mme Morin, voisine des Niccolaï, à un faible pour les Ovnis. et en parle avec enthousiasme à Mme Niccolaï et à son mari. Rénato, qui lui est incrédule, imagine une bonne farce alors qu'il maçonne son abri à pompe. Il a entendu dire que ce qui compte c'est la preuve (enlèvement, photo, trace). Comme par hasard des véhicules ayant manœuvré sur son chemin ont laissé une trace curieuse. Il n'hésite plus. C'est sur sa femme qu'il essaie sa petite farce. Il ne connaît pas trop le dossier "soucoupes volantes"; il sait vaguement que cela doit ressembler à deux assiettes l'une sur l'autre, il ajoute des tuyères, un sifflement... Elle pense d'abord à une blague de son mari mais elle finit par y croire quand il lui montre une trace. Son histoire fonctionne; sa femme prévient Mme Morin, la femme du percepteur. Rénato jubile de piéger des gens d'un statut social plus élevé que le sien... Mais jamais il n'a imaginé la suite! Tout s'emballe quand Mme Morin leur dit de prévenir les gendarmes et finalement les prévient elle-même, probablement suite au manque d'enthousiasme, fort compréhensible, de Rénato

Surprise, les gendarmes arrivent chez Rénato. Dès lors, il faut tenir bon sinon il y a outrage aux forces de l'ordre, à sa femme et aux Morin, qui seraient fâchés à jamais. Passé le cap de l'interrogatoire et du procès-verbal, l'affaire est admise. Elle s'accélère, prend de plus en plus d'ampleur. Des enquêteurs privés le questionnent ! Ils en savent normalement plus que lui. Ils disent qu'il y a des boulons ? Va pour les boulons... Rénato essaie pourtant de rester en retrait du thème Ovni en utilisant le truc classique: "je ne crois pas aux soucoupes volantes, c'était un engin curieux, sûrement militaire". Complice forcé de la plus grosse blague de l'année, face aux voisins, aux gendarmes, aux journaux, aux scientifiques du GEPAN, à la radio, la télévision, à l'ampleur nationale et même internationale de l'histoire, il n'a qu'une solution: ne jamais avouer la blague et s'en tenir au mieux au récit initial. A quelques variantes près qui montrent qu'il n'a pas cherché à faire un canular sophistiqué ni eu le temps de préparer un scénario cohérent.

Et quelle joie, même des années plus tard, de voir des spécialistes venir le voir, lui, ouvrier sans travail, italien parlant mal le français, pour l'entendre raconter son histoire et lui montrer que, grâce à lui, "la science avance" comme le dit le titre du livre de J.J Vélasco & J. Claude Bourret !.

Cette hypothèse est la plus économique. Elle élimine les manipulations du témoin pour fabriquer une fausse trace, elle explique les variations et les incohérences de son récit.

Pour finir, cédons la parole à ce pauvre Rénato, bien dépassé par les événements qui déclara à la fin d'une émission télévisée consacrée à son observation : "Il y a tellement de couillons dans le monde. Un jour, je vous dirai toute la vérité".

 

IIkley Moor en 1987

Ilkley Moor (Yorkshire, Royaume-Uni) est comme vous vous en doutez un lieu de mystère et de légendes... Et c'est là qu''en 1987, Philip Spencer, un policier retraité a pris la photo d'un extraterrestre en pleine forme !
Ce matin de décembre, avant le lever du soleil, il se promène sur la lande avec un appareil photo avec l'espoir de prendre en photo des lumières étranges qu'il a aperçu. Quelque chose se dessine dans le brouillard, une étrange et petite créature se distingue petit à petit. Clic-clac, Spencer prend la photo !
Il s'approche de l'inconnu et aperçoit un engin avec un dôme. L'engin décolle sans que Spencer ait eu le temps de le prendre en photo !
Il attend un peu espérant un éventuel retour de l'apparition, puis se dirige vers le village le plus proche pour faire développer le cliché.

La créature photographiée ressemble beaucoup aux "petits gris" de la mythologie UFO.
La photographie est analysée par un expert de la faune qui conclut que le cliché ne représente aucune créature vivante connue. On estime la taille de la créature à 1,20 m et qu'il n'y a aucune sorte de trucage photographique.

Et nos ufologues de conclure : "Il y a eu de nombreuses théories et beaucoup de spéculations sur la photographie d'Ilkley Moor. En raison de mauvaises conditions d'éclairage présentes sur la lande à l'époque où la photo a été prise, il n'était pas possible d'arriver à une conclusion complète et définitive. Mais Spencer étant un homme bien respecté, et réputé pour ne pas inventer des histoires, on peut affirmer avec certitude que Spencer, perdu pendant environ une heure dans la lande, a vu un objet volant inconnu et a pris une photo d'une créature inconnu le 1er décembre 1987".


Le 2 juillet 1989, le quotidien britannique Star révéla le pot-aux-roses : l'humanoïde photographié était en fait un agent d'assurances photographié à son insu, alors qu'il rendait visite à des clients isolés et devait pour ce faire traverser la lande. (Et il mesurait plus de 1,20 m)

 

L'affaire de Morisstown en 2009


Entre le 5 janvier et le 17 février 2009, cinq "ovnis" sont aperçus dans les environs de Morristown, une petite ville du New Jersey. C'était un canular qui est dévoilé le 1er avril. (Ballons gonflés à l'hélium, après lesquels des fusées éclairantes étaient attachées avec du fil de pêche).
Les auteurs avaient l'intention affichée de démontrer qu'il est parfaitement possible de fabriquer des faux crédibles !

Ce qui est intéressant c'est certaines réactions de témoins ainsi Paul Hurley, qu'on présente comme un professionnel de l'aviation (il cumule 5000 heures de vol) et qui déclare : "Je suis dans l'aviation depuis 20 ans et je n'ai jamais rien vu de tel !".

La plupart des témoins ont aussi cru à un phénomène d'une étrangeté assez élevée. Tom Bender, de Morristown, a déclaré que "le phénomène ne ressemblait pas à quelque chose fait de la main de l'homme et qu'il était hors de question d'envisager des ballons météo comme explication."


De nombreux témoins ont affirmé qu'il ne pouvait pas s'agir de fusées éclairantes parce qu'aucune fumée n'était visible, et certains ont également déclaré que les lumières se déplaçaient parfois contre le vent (ce qui irait à l'encontre de la thèse des ballons). Paul Hurley, le témoin vedette, soutient même qu'il a observé une des lumières s'éloigner rapidement des autres. D'autres personnes ont suggéré qu'il semblait y avoir une intention derrière ces lumières en formation.

Quand à Bill Birnes (ufologue et animateur d'une émission de télé intitulée "Chasseurs d'OVNIs"), il exclut "la possibilité que ce phénomène ait pu être produit par des lanternes thaïlandaises ou des fusées éclairantes...".

Sans commentaires !

 

ANNEXES

1) Le rapport COMETA :

On n'a presque envie d'écrire que ce rapport n'a aucune importance...

Mais un petit mot tout de même puisque celui-ci considère les affaires de Trans-en-Provence et de Téhéran comme des cas solides et avérés.

Ce fameux rapport COMETA fut remis en mains propres en 1999 à Jacques Chirac et à Lionel Jospin (qui n'avaient rien demandé) avant d'être publié dans la prestigieuse revue scientifique à comité de lecture qui se nomme VSD (mort de rire)

Les auteurs du rapport COMETA, sont en fait d'anciens membres de l'Institut des hautes études de défense nationale (une majorité de responsables militaires) avec la collaboration de Jean-Jacques Velasco, ufologie convaincu et ex responsable du GEPAN.(9)

Pourtant ce rapport n'est qu'une compilation d'enquêtes bâclés (Trans-en-Provence) et uniquement à charge de preuve du phénomène Ovni. C'est le seul rapport de ce genre visant à conclure à l'hypothèse ET (contrairement aux rapports américains "Blue Book" et "Condom")

 

2) Quand la foi fait perdre les pédales


L'un des fausses photos de soucoupes par Adamski. Il s'agissait en réalité d'un dessus de lampe en porcelaine décoré de balles de ping-pong. Bien que tous les ufologues sérieux sachent ce qu'il en est, Jean-Pierre Troadec fait tout simplement comme si la photographie était vraiment celle d'une soucoupe volante. C'est dire le sérieux de ces gens-là, le Troadec en question n'étant pas n'importe qui puisqu'auteur du "Que Sais-je ?" consacré à l'ufologie.

 

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Notes :
(1) Donald Menzel (1901–1976) était un astronome américain. surtout connu pour avoir débunké nombres de cas imputés aux OVNIS
(2) Révélation d'autant plus étonnante que Bragalia n'a rien d'un sceptique, il est même l'un des défenseurs de la thèse E.T. dans l'affaire Roswell. L'article de Bragalia est ici
http://ufocon.blogspot.com/2009/09/socorro-hoax-exposed-famous-1964.html
(3) New Mexico Institute of Mining and Technology (New Mexico Tech) est l'université locale à Soccoro.
(4) Prix Nobel de chimie en 1954, prix Nobel de la paix en 1962

(5) Aimé Michel et Jimmy Guieu auteurs féconds d'ouvrages sur le sujet (ça se vend très bien) appartiennent au courant de pensée dans lequel le phénomène OVNI n'est qu'un chapitre de l'ésotérisme. Michel était aussi un mystique, grand admirateur de nonnes automasochistes. Guieu se fit remarquer par ses thèses conspirationistes (on nous cache tout, on nous dit rien)
(6) Article complet sur l'affaire de Cergy-pontoise :
http://oncle.dom.pagesperso-orange.fr/paranormal/ovni/cas/cergy/cergy.htm

(7) Contact Ovnis Cergy-Pontoise édition du Rocher)
(8) Lien sur l'article d'Eric Maillot :
http://www.zetetique.ldh.org/tep.html

(9) La encore on voit le rôle occulte que jouent les ufologues sur les articles interpellant leur thèses sur Wikipedia puisque sur l'article consacré à ce rapport, il est impossible d'y apporter le moindre point de vue critique (voir la page de discussion associé à l'article)

http://lemomo2.pagesperso-orange.fr/Ovnis3.html

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