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Aude:Un tir de fusil de chasse touche une auto : «J'aurais pu mourir !» 9/01/2017

Publié le par 2012nouvelmorguemondial

Dix jours après avoir essuyé un tir fusil de chasse sur son véhicule, alors qu'elle rentrait à son domicile de Tournissan, c'est encore très choquée que cette salariée du centre hospitalier de Carcassonne est venue à notre rédaction, hier, pour livrer son témoignage et surtout faire avancer les choses. Notamment au niveau de l'enquête de gendarmerie, qui semble au point mort.

Des éclats de verre partout

Le lundi 9 janvier dernier, vers 17 h 15, cette femme circulait normalement sur la RN113, entre Trèbes et le lieu-dit de l'Horte, lorsqu'elle a été violemment surprise par une forte déflagration qui a provoqué un trou dans la vitre avant de son véhicule, côté conducteur, à hauteur de sa tête. Un impact important qui a immédiatement été suivi par un éclatement de toute de la vitre. «Choquée par la brutalité des éclats de verre projetés à l'intérieur de mon véhicule, et le grand courant d'air soudain, je suis parvenue, non sans mal, à maîtriser ma trajectoire afin de pouvoir me garer sur le bas-côté. Une chance, un vrai miracle !»

Cette Tournissanaise a alors fait demi-tour jusqu'à la station Dyneff de Trèbes pour y demander de l'aide. En état de choc, elle a été conduite au garage Razous, mandaté par son assurance pour effectuer l'expertise et les réparations de son véhicule Renault Kadjar. «Je n'ai pas cessé de réfléchir à ce qui avait bien pu m'arriver, car je n'ai croisé aucun véhicule. Il n'y avait pas non plus de véhicule devant moi, et aucun travail dans les vignes sur le bas-côté de la route», a-t-elle indiqué.

Ce n'est que le lendemain des faits, après expertise de son véhicule par le garagiste, que la victime a été informée qu'il s'agissait de plombs provenant d'un tir d'arme à feu. Des impacts avaient pu être mis en évidence sur les portières avant et arrière, côté conducteur.

«De suite, je me suis interrogée : l'individu armé était-il un chasseur ou un déséquilibré ? S'il s'agit d'un chasseur, il a enfreint des règles strictes et fondamentales qui interdisent le tir en direction d'habitations, de routes, et donc de potentiels individus».

Et cette femme de poursuivre, les larmes aux yeux : «J'ai surtout réalisé que j'aurais pu être touchée en pleine tête, à quelques centimètres près. Que j'aurais pu perdre mon sang-froid et la maîtrise de mon véhicule. Qu'un pneu aurait pu éclater et rendre le contrôle de ma voiture impossible...».

Plainte contre X

Le mercredi 11 janvier, c'est dans ce contexte que la victime est logiquement allée déposer plainte contre X à la brigade de gendarmerie de Trèbes. De son propre chef, elle a également contacté le responsable de la fédération départementale des chasseurs de l'Aude, ainsi que l'inspecteur de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Le tout, afin qu'ils puissent mener leur enquête.

«Toutes les personnes qui ont des informations sur cet incident peuvent les contacter afin de fournir leur témoignage (1), souligne la victime. Pour moi, il est important de dénoncer ce comportement grave qui aurait pu être lourd de conséquences. Il est important aussi de prévenir de tels agissements irresponsables et criminels afin que cela ne se reproduise pas dans l'avenir. C'est grave ce qui m'est arrivé, j'aurais pu mourir».

Angoissée, le sommeil perturbé, la victime imagine aujourd'hui tous les scénarios possibles et attend des réponses.

(1) ONCFS : 04 68 24 60 49. Fédération des chasseurs de l'Aude : 04 68 78 54 34.

http://www.ladepeche.fr/article/2017/01/20/2500441-tir-fusil-chasse-touche-auto-aurais-pu-mourir.html