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Champs-Elysées: l'assaillant était fiché par Interpol et recherché par la Tunisie de terrorisme depuis 2014. Il s'était également rendu trois fois en Turquie entre janvier et août 2016 sans être inquiété.

Publié le par 2012nouvelmorguemondial

Des perquisitions ont été menées toute la nuit dans un pavillon de Plessis-Pâté, en Essonne, où résidait, avec plusieurs membres de sa famille, l'homme qui a foncé avec son véhicule dans un fourgon de gendarmerie lundi sur les Champs-Elysées.

Découverte inquiétante au domicile de l'homme en Essonne qui a foncé sur un fourgon de gendarmes lundi sur les Champs-Elysées à Paris. Les policiers en charge de l'enquête ont mené des perquisitions toute la nuit qui a permis de retrouver du matériel pour fabriquer une bombe. Selon nos informations, il n'y avait pas d'explosifs. Des armes longues et des munitions ont également été saisies, tout comme deux téléphones portable et un ordinateur.

L'assaillant n'était pas connu de la justice français mais un mandat d'arrêt avait été émis contre lui en septembre 2014 par la Tunisie pour des faits de terrorisme remontant à 2013. Par ailleurs, selon nos informations, il faisait également l'objet d'une fiche J Interpol, qui indiquait aux services français de ne pas l'interpeller mais de mener une surveillance discrète et d'aviser les services tunisiens.  

9 armes déclarées légalement

En France il avait surtout déclaré légalement neuf armes. L'homme, âgé de 31 ans, disposait en effet d'une autorisation de détention d'arme, en raison de sa pratique assidue du tir dans un club sportif. Ce permis avait été renouvelé par la préfecture de l'Essonne en février dernier, après des vérifications de l'administration, alors que le suspect était sous le coup d'une fiche S depuis 2015 pour appartenance à la "mouvance islamiste radicale".

Une perquisition administrative de son domicile, dans le cadre de l'état d'urgence, avait d'ailleurs été envisagée en décembre dernier. La procédure avait été annulée faute d'éléments suffisants pour la justifier. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) devait toutefois convoquer le suspect prochainement pour faire un point sur son suivi. Il sera donc passé à l'acte juste avant.

4 personnes en garde à vue

Quatre personnes de la famille du suspect ont été placées en garde à vue après ces perquisitions au Plessis-Pâté. Il s'agit de son père, de son frère, de sa belle-soeur et de son ex-femme. Une procédure classique dans ce type d'enquête. La famille est décrite comme pratiquante d'un islam rigoriste. Installée dans ce quartier depuis une trentaine d'années, les voisins avaient observé un changement, vestimentaire notamment, opéré depuis une dizaine d'années.

Les enquêteurs vont désormais chercher à savoir à quel degré de préparation le suspect se trouvait. D'autant que son acte semble prémédité alors qu'une bonbonne de gaz a été découverte dans l'habitacle du véhicule qui a servi à foncer sur le fourgon de gendarmerie. Ils vont aussi devoir si l'homme avait des liens avec l'organisation terroriste Daesh, alors que l'individu s'est rendu à plusieurs reprises à Istanbul en Turquie, à chaque fois pour des séjours de quelques jours. Un assaillant dont les causes de la mort sont toujours inconnues. Une autopsie doit être réalisée ce mardi.