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Hérault: la baleine de plus de 15 mètres découverte au large des Aresquiers tractée au large de Frontignan 31/10/2017

Publié le par 2012nouvelmorguemondial

Le cadavre découvert près des Aresquiers a été remorqué, ce mercredi, à 120 km au Sud-Est, par l'Abeille Flandre.

Ce genre de missions, l'Abeille Flandre n'a pas souvent eu l'occasion d'en effectuer. En général, quand il vient mouiller dans les eaux sétoises, c'est qu'un gros coup de tabac s'annonce. Mais mardi soir, c'est pour une toute autre raison que le légendaire remorqueur de haute-mer, qui fut pendant 26 ans, dans l'Atlantique et la Manche, le Saint-Bernard du rail d'Ouessant et de la mer d'Iroise avant d'être basé en 2005 à Toulon, a appareillé pour nos côtes, qu'il a atteintes vers 23 h 35.


Pas question de dynamiter le cadavre

La préfecture maritime lui a en effet confié le soin d'évacuer de notre littoral le cadavre de baleine découvert mardi dans l'après-midi à tout juste un mille (1,8 km) au large de la plage des Aresquiers. Un imposant cétacé de plus de 15 m de long découvert par hasard au cours d'une plongée par Guy Ruggiero, membre du club “Aresquiers subaquatiques”.


Ce n’est pas la première fois...

La dernière découverte d’un imposant cadavre de baleine près de nos côtes remonte à septembre 2013. Intrigué par un gabian qui semblait posé à même les flots à un mille au large de Sète, Alain, un pêcheur-plaisancier, s’était aperçu que l’oiseau n’était pas juché sur un afflurement naturel, mais sur une baleine morte. Il s’agissait d’un jeune rorqual commun, mesurant plus de dix mètres.


La cause de son décès avait été imputée, selon les premières constatations, par une collision avec un bateau. Le bruit des navires en mer est source de fortes perturbations dans la communication entre mâles et femelles au moment de la reproduction. Une baleine de ce type avait déjà été repérée en 2012 à un mille au large de Marseillan. Du côté de l’Océan atlantique, tout récemment puisque c’était le 27 octobre dernier, un cadavre de rorqual commun a été trouvé, échoué sur  une plage de l’île de Ré.


Alerté, le Cross Med a aussitôt transmis l'information aux autorités maritimes ainsi qu'au Réseau Cétacés (lire ci-dessous). Très vite, un impératif se fait jour. Pas question de laisser la baleine là où elle est, avec le risque que, portée par les courants, elles s'échoue sur la plage. Ne serait-ce que pour des raisons sanitaires : le cétacé, dont les causes du décès restent incertaines (lire ci-contre), est en état de décomposition. Il mesure, selon la préfecture maritime, “entre 15 m et 20 m de long”. Et doit afficher sur la balance pas loin d'une dizaine de tonnes.


Il fut un temps, pas si éloigné où une telle dépouille aurait fait l'objet d'un dynamitage en règle. Une élimination “façon puzzle” qui n'a plus cours de nos jours. Seule solution : éloigner le cétacé en le remorquant plus au large. C'est la tâche qui a été assignée, dans un premier temps, à une vedette des Douanes, avant que l'Abeille Flandre ne vienne prendre le relais. Une fois le cadavre sanglé et fixé à sa poupe, le remorqueur a mis le cap vers le sud. Destination, à environ 120 km, les eaux traversées par le courant ligure - où liguro-provençal - qui se forme au sud de Gênes puis longe la Côte d'Azur et le golfe de Lion.


Surveillance aérienne

Une fois le cétacé “déposé” dans ce courant, il ne sera pas pour autant oublié. La préfecture maritime suivra de près ses déplacements, notamment à l'aide des données de Météo France sur le calcul des dérives en fonction des courants - les mêmes utilisées en cas de nappe de pollution. Les patrouilles aériennes de la Marine ou des Douanes, qui assurent la surveillance de la Méditerranée, feront des “crochets” pour évaluer la situation géographique de la baleine, et s'assurer qu'elle ne dérivera plus vers des côtes. Et qu'elle finira par être engloutie par la Grande bleue pour faire le bonheur de bien des requins et poissons...


"Difficile de connaître les causes de son décès"

Renaud Dupuy de la Grandrive est directeur de l’aire marine protégée du Capd’Agde et responsable Méditerranée du réseau Cétacés.


Que peut-on dire sur cette baleine et sur les causes de son décès ?


Il peut s’agir d’un rorqual, l’espèce la plus répandue en Méditerranée. Mais ce n’est pas certain. Ce pourrait être un cachalot, l’autre espèce la plus présente. Il est assez rare d’en trouver aussi près de notre littoral. On les observe plutôt vers les zones où elles se nourrissent, près de la Côte Vermeille et de la côte catalane, dans les grandes fosses. Mais elles se reproduisent ailleurs.


Quant aux causes du décès, il est difficile d’en établir une avec certitude. Il peut être dû à une collision avec un navire, à la maladie, à un virus, ou tout simplement à la vieillesse.  Une chose est sûre, cette baleine venait du large et a dérivé vers nos côtes.


Combien compte-t-on de baleines aujourd’hui en Méditerranée ?


On estime que la population des rorquals, l’espèce la plus répandue en Méditerranée, compte entre 3 000 et 4 000 individus. Elle semble stable.

 

Ce billet n'affirme que des faits qui ont été notoirement diffusés sur des médias alternatif, et divers medias mainstream. Il cite les sources: articles de presse/vidéos.

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