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Nord:Dans cette « ville à la campagne » qu’est Roncq, la cohabitation entre chasseurs et riverains n’est pas toujours évidente. Surtout quand ces derniers reçoivent des retombées de plombs sur leur maison. 3/11/2017

Publié le par 2012nouvelmorguemondial

La chasse sera toujours un sujet de débat. Ceux qui la pratiquent estiment qu’elle est nécessaire pour réguler les populations d’animaux. Et ses détracteurs la considère comme une pratique cruelle que l'on devrait bannir. Mais certains riverains roncquois soulèvent une autre question, celle de la chasse à proximité des habitations. C’est notamment le cas de Stéphane Carlevaris, un résident du domaine du Boulois.

« Je n’ai pas à subir jusque dans mon jardin la passion des gens, quelle qu’elle soit »
«  J’ai récupéré des plombs dans mon jardin. La dernière fois, c’était sur ma toiture. Je ne comprends pas trop l’intérêt de chasser entre la clinique Saint-Roch et le domaine du Boulois  », raconte celui qui ne se dit pas anti-chasse, mais qui dénonce une violation de sa vie privée. «  Je n’ai pas à subir jusque dans mon jardin la passion des gens, quelle qu’elle soit  ».

Son cas n’est pas isolé puisque d’autres riverains se plaignent régulièrement de telles nuisances. Des plaintes qui sont arrivées jusqu’aux oreilles de la municipalité. «  Certains chasseurs doivent se responsabiliser. Le garde-chasse du secteur a été contacté et on a organisé une réunion avec la police municipale pour qu’ils veillent ensemble au respect de la réglementation  », confie François Verheecken, directeur de cabinet du maire.

Quelle réglementation  ?
Justement, la réglementation en matière de chasse à proximité des habitations a évolué depuis 2009. Il n’existe plus de distance de sécurité obligatoire entre les habitations et les zones de tir. «  L’ancienne règle rendait compliquée la chasse dans des zones mi-urbaines, mi rurales, comme Roncq  », avance François Verheecken. Désormais, seule l’orientation du tir est réglementée, le chasseur doit se trouver en position de tir le dos aux habitations les plus proches de lui. Il lui appartient donc de prendre ses responsabilités. En cas d’infraction, le chasseur s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 135 euros.

Trois questions à Joël Deswarte, président de la fédération des chasseurs du Nord
- Est-il possible d’interdire strictement la chasse à proximité des habitations ?

« Non. Le tir peut-être réglementé par un arrêté municipal qui impose une distance de sécurité, mais pas la chasse en elle-même. La seule règle qui s’applique pour le chasseur, ici dans le Nord, c’est de toujours tirer dos aux habitations. »

- Les conflits entre chasseurs et riverains sont-ils fréquents ?

« Il y en a tous les ans, mais cela reste marginal. Le dernier en date dans le département, c’était à Grand-Fort-Philippe. C’est vrai que les personnes qui retrouvent des plombs chez elles sont énervées. Et c’est normal, cela peut impressionner, même si ces retombées sont inoffensives. Après, il y a toujours un débat entre les pro et les anti-chasse, là il faut être ouvert au dialogue. »

- Vous comprenez les plaintes de ces riverains ?

« Bien sûr. Les bons chasseurs payent souvent l’attitude des mauvais chasseurs qui ne sont qu’une minorité. Cette activité est très réglementée, nous sommes intransigeants sur le respect des règles de sécurité et sur le respect du territoire d’autrui notamment. D’ailleurs, en cas de procédure judiciaire, si le chasseur qui a enfreint la règle est récidiviste, la fédération du Nord se porte systématiquement partie civile. Même pour une petite infraction. Car ce n’est pas l’image de la chasse que l’on veut montrer. »

http://www.lavoixdunord.fr/258175/article/2017-11-03/plusieurs-roncquois-se-plaignent-de-retombees-de-plombs-sur-leur-habitation#

Ce billet n'affirme que des faits qui ont été notoirement diffusés sur des médias alternatif, et divers medias mainstream. Il cite les sources: articles de presse/vidéos.

    Conformément au sens de l'art du code pénal , il ne peut être considéré comme diffamatoire (art. 34 de la loi du 29 juillet 1881).

    En conséquence, sa censure serait assimilable à entrave à la liberté d'expression (L431-1 du code pénal)