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Gros foutage de gueule .Vinci qui participe à la restauration de notre-dame de Paris a versé des résidus de béton dans la Seine transformant une berge en « désert aquatique » (videos medias fr)

Publié le par 2012nouvelmorguemondial

Le géant du BTP a reconnu un déversement qui a cimenté « tout un pan de berge », le transformant en « un désert aquatique », selon une association.

Le 19 mars dernier, un garde-pêche avait repéré un écoulement sur les berges de Seine à Nanterre, lors d'une promenade de routine. Vinci, le géant du BTP, vient de reconnaître être à l'origine de ce déversement d'eaux chargées de résidus de béton. L'entreprise est visée par une plainte déposée par l'Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA).

Le déversement provenait d'une centrale à béton, propriété de Vinci Construction, servant à alimenter le chantier Éole d'extension du RER E vers lOuest parisien. Le point de sortie des eaux sales « était bien caché » et facilité par « une ouverture dans le grillage », a déclaré à l'Agence France-Presse Sandrine Armirail, directrice de la Maison de la pêche et de la nature et présidente de l'AAPPMA 92. L'association a déposé une plainte pour « abandon de déchets, rejet en eau douce de substances nuisibles au poisson et destruction de frayère ».

Un déversement initié en 2018
Les eaux chargées de résidus de béton rejetées dans la Seine ont cimenté « tout un pan de berge », la transformant en « un désert aquatique », a déploré Sandrine Armirail. « Les berges, c'est l'endroit le plus intéressant pour la biodiversité, a-t-elle ajouté, là, vu que tout est bétonné sur le fond, il n'y a plus rien. » Selon Sandrine Armirail, l'évacuation des eaux polluées a commencé « en 2018 ». Dans un communiqué, Vinci a assuré avoir « mis en œuvre les mesures nécessaires pour stopper cet écoulement ». « Après enquête interne, si des responsabilités individuelles venaient à être établies, des sanctions seront prises », a promis le géant du BTP. Il a également qualifié cet incident d'« exceptionnel » et a indiqué se tenir « à l'entière disposition des autorités administratives et judiciaires dans le cadre de l'enquête qui pourrait être ouverte ».

La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse (LR) s'est, de son côté, dite « scandalisée ». « Je demande au groupe Vinci que toute la clarté soit faite dans cette affaire et des sanctions exemplaires contre ces pollutions sauvages ! » a-t-elle tweeté.

source image https://www.businessinsider.fr/apres-incendie-notre-dame-de-paris-financement-reconstruction-question/

MAJ VIDEO MERDIA BFM TV

 

Le groupe Vinci a reconnu mercredi être à l'origine des rejets de béton dans la Seine à Nanterre. L'agent à la découverte de cette pollution déplore des conséquences pour l'environnement.  

Du béton délibérément rejeté dans la Seine. Mercredi, le groupe Vinci a reconnu que des eaux de nettoyage de camions, chargées de résidus de béton à proximité de l'une de ses usines sur les berges de Seine à Nanterre. A l'origine de cette découverte, Jacques Lemoine, agent de développement de l'Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA). 

"Cet écoulement provenait d'une fosse qui avait été creusée volontairement à l'aide d'une pelleteuse en hauteur de berge. A l'aide de cette même pelleteuse, ils ont creusé une rigole qui dirigeait tout l'écoulement directement dans la Seine", raconte-t-il sur BFM Paris. 

"Tout est brûlé"
Ces écoulements auraient débuté début 2018 jusqu'à cette découverte en mai dernier. Après près d'un an à bétonner la Seine, les conséquences Jacques Lemoine dresse un triste bilan.

"Il n'y a plus de fond. C'est un secteur où il y a deux mètres d'eau à peu près et on se retrouve entre 15 et 30 cm d'eau, donc plus d'herbier, plus de faune, tout est brûlé", déplore l'agent. 

Ce lieu était aussi un lieu de reproduction pour les poissons, qui ont disparu. "Il n'y a plus de vie, il n'y a plus rien", ajoute-t-il.

Dans un communiqué publié mercredi, Vinci assure avoir "mis en oeuvre les mesures nécessaires pour stopper cet écoulement" et promet "des sanctions" si l'enquête interne démontre des responsabilités individuelles. L'AAPPMA a de son côté décidé de porter plainte, Jacques Lemoine espère que les responsables seront "condamnés" notamment à "remettre le milieu en état". 

VIDEO DE BFM TV INTERVIEW Jacques Lemoine, agent de développement de l'Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA)

Voir video ici