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Femme enceinte tuée par des chiens:Les chiens peuvent t-ils etres une meute de loups ? la présence du loup dans l'Aisne a été détectée à plusieurs reprises et pourtant les pouvoirs publics ne confirment rien, en voici les preuves ici

Publié le par 2012nouvelmorguemondial

MIS EN LIGNE LE 26/07/2019
De Saint-Erme à Pontavert, de Marle à Sissonne, la présence du loup a été détectée à plusieurs reprises. Pour l’heure les pouvoirs publics ne confirment rien.

Depuis 2017 de nombreux pièges photographiques sont mis en place régulièrement dans ce département de l’Aisne

Il y pourrait y en avoir cinq ou six dans l’Aisne. Leloup est présent chez nous et ce n’est visiblement pas nouveau. Depuis quelques années, plusieurs indices prouveraient la présence du canidé dans les campagnes axonaises. Son implantation se concentre visiblement dans les alentours du camp militaire de Sissonne, un lieu où la faune sauvage peut se développer assez tranquillement. Au sein de la fédération de chasse de l’Aisne, l’on est formel, « le loup est bien là. Il faut arrêter avec l’omertà. C’est une espèce sauvage comme une autre, dont il faut se préoccuper », lance Bruno Doyet le directeur de la fédération qui aimerait que l’État reconnaisse la présence du loup afin que chacun puisse savoir à quoi s’en tenir. Si les chasseurs sont en pointe sur le sujet, les agriculteurs ne sont pas en reste. Certains ont installé des pièges photo pour capturer l’image de l’animal à son passage, d’autres, et c’est plus ennuyeux, ont vu une partie de leurs troupeaux de moutons décimée. Un exploitant du Marlois a perdu 10 bêtes attaquées et tuées à la fin du mois de mai. « Là-dessus, il n’y a pas de doute, ce n’est pas un chien qui fait ça. Et puis les agriculteurs connaissent leur terroir, ils savent quand un chien errant se trouve à proximité », ajoute-t-on encore du côté des chasseurs.

Plusieurs signalements assez troublants
Autre fait troublant, la carcasse d’un animal identifié comme étant un loup a été retrouvée il y a plusieurs mois sur la voie ferrée entre Laon et Reims au niveau de Saint-Erme. Des prélèvements ont été effectués et des photos prises.

Des faits qui chagrinent les responsables de la SNCF, qui ont appris la nouvelle il y a quelques jours à peine. « Nous n’avons pas été avertis de cette collision. Des gens sont allés sur les voies sans autorisation, en totale contradiction avec les consignes de sécurité, et ils ont fait des prélèvements etc. C’est un peu fort tout de même », lance un responsable picard de la SNCF.

Dernier épisode en date, qui confirmerait encore un peu plus l’installation des loups dans l’Aisne et particulièrement dans le Laonnois, avec pour preuve une photo prise il y a une semaine par un appareil automatique à une quinzaine de kilomètres de Laon. « Il s’agit d’un louvart, un jeune qui serait né en avril… », précise encore la fédération de chasse. Cette dernière n’a rien contre les loups mais aimerait un peu plus de transparence de la part des services de l’État. Sont notamment pointés du doigt, les agents de l’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Un service qui dépend des ministères de l’agriculture et de l’environnement, disposant de spécialistes du loup au sein d’une branche spécifique. « Il y a de grandes chances pour que le loup soit passé dans l’Aisne et très probable qu’il arrive dans le département prochainement compte tenu de son expansion. Après, nous avons fait des prélèvements, avons signalé les différents faits survenus ces derniers mois aux services du ministère mais la plupart sont redescendus non-loup. D’autres sont encore étudiés, notamment les analyses ADN qui prennent du temps », indique un agent de l’ONCFS de l’Aisne. Le service départemental dit être preneur de toute information concernant le loup, « nous avons raté des données car certains préfèrent les transmettre à des personnes qui ne sont pas des spécialistes… Si nous n’avons pas ces données nous ne pouvons rien faire. »

Par ces quelques mots, est évoqué le site dénommé observatoireduloup.fr. Un portail qui recense dans toute la France la présence du loup avérée ou non. « L’observatoire dispose de certaines données qui sont certainement fiables mais si elles ne sont pas vérifiées par les services compétents, rien n’est possible. » Les agents de l’État prennent au sérieux tout signalement concernant le loup et encouragent chacun à les avertir d’un signe particulier concernant l’animal. Officiellement la population de loups en France est estimée à 500. Chasseurs et agriculteurs estiment que ce chiffre avoisine les 800. « Il est important de dire les choses car nous ne sommes pas à l’abri que quelqu’un sorte le fusil et dégomme un loup qu’il laissera derrière les buissons… Il ne faut pas que cela arrive. Que l’État mette en place un comité loup pour que des dispositions soient prises », commente-t-on encore à la fédération de chasse. Loup es-tu vraiment là ? Les indices se multiplient, et si certains crient, d’autres se taisent.

Des signes pour le distinguer
Le loup est un animal qui peut facilement effectuer une cinquantaine de kilomètres en une journée. Ils délimitent son territoire, que l’on peut voir comme espace vital, sur une zone de 150 km2 voire le double si le canidé est solitaire. Particulièrement discret, il peut se rendre quasiment invisible. Pour le reconnaître, il y a plusieurs critères. Ses oreilles sont courtes et légèrement arrondies, sa queue est plus courte que celle du chien, son pelage est nuancé avec un dos sombre et un ventre plus clair. Il dispose également d’un liseré noir sur l’avant des pattes antérieures contrairement au chien qui n’en a pas. Car certains chiens ont une forte ressemblance avec les loups. Ils sont souvent issus d’un croisement entre un chien et un loup.

Le curé de Locquignol avait empoigné son fusil ce jour de mars 1845 pour abattre ce qu’on prétendit être le dernier loup encore vivant dans le Nord, au cœur sombre de la forêt de Mormal. Mais après 175 ans d’absence, le grand prédateur revient, lâchant des sentinelles dans les Ardennes, à nos portes, pour revivifier un monde sauvage menacé dans la région.

Jean-Luc Pérat est le maire d’Anor, l’utime village à l’Est du Nord, à la frontière des contreforts ardennais. Là, si loin de Lille, il sera sans doute le premier à apprendre bientôt cette nouvelle imprévisible que la présence du loup fait à nouveau battre le cœur de la forêt profonde, de quoi raviver d’ancestrales passions, autant mêlées de craintes que de légendes. Il y a quatre ans, la préfecture des Ardennes avait déjà mis en place une cellule de veille, suscitant la vigilance de celle du Nord.

527 loups
Redécouvert dans le massif alpin du Mercantour en 1992, l’animal légendaire remonte la France par bonds, colonisant vite ses territoires, franchissant pour la première fois cette année la barre de viabilité de l’espèce estimée à 500 individus par les experts du Réseau loup qui le suit à la trace.

En automne, les jeunes nés au printemps peuvent quitter la meute à la conquête de nouveaux espaces en solitaire, avant d’être – ou pas – rejoints. L’espèce est strictement protégée en Europe et sa démographie progresse de 15 à 20 % par an pour de nouvelles joutes entre écologistes et éleveurs ovins.

L’histoire sanglante
Elle annonce 700 têtes de loups à son tableau de chasse, pendant la Révolution. La baronne de Draëck se faisait appeller la « dame aux loups » dans son château de la rue de l’Hermitage, près de Saint-Omer. « Elle chassait jusqu’aux portes de Douai », racontent Brigitte et Christian Boutrouille, auteurs douaisiens pour le Groupement ornithologique et naturaliste du Nord d’une exposition visible sur demande au GON sur le loup.

Le dernier de la Somme fut abattu en 1880 dans la forêt de Lucheux près d’Amiens. Dans le Pas-de-Calais, ce fut en 1871, en forêt de Créquy à Planques, près de Fruges. Dans le Nord, ce fut à Locquignol, en forêt de Mormal, au lieu-dit La Flaquette. « Il mesurait 1,54 mètre » nous assure Jean-Claude Bonnin, maire et louvetier.

Ce loup fut l’ultime représentant d’un prédateur qui laissa aussi sa trace dans nombre d’espaces publics. Fosse à loup, Pont des loups, Fontaine au loup, Arbre à leu. La mémoire est toujours vivante.

Carte grand voyageur
Au ministère de l’Écologie, on parle d’ « explosion ». « Le loup vient d’Europe centrale en redescendant vers nous et des Alpes italiennes en remontant. Les deux souches vont se rejoindre dans le Nord mais quand ? », se demande Bertrand Warnez, directeur départemental de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS à Louvignies-Quesnoy).

« Le loup peut parcourir une cinquantaine de kilomètres en une seule nuit et le gibier ne manque pas dans nos forêts. la question n’est pas de savoir s’il va revenir, mais quand il va revenir », expliquait un garde forestier de Florenville à nos confrères de la RTBF le 28 avril 2017. En Belgique, les preuves s’accumulent. Florenville et sa forêt d’Orval ne sont qu’à 25 kilomètres à l’Est de Sedan et des chasseurs étaient certains d’avoir vu le loup à Nassogne, dans la forêt de Saint-Hubert.

Bandes de sauvage
Bêtes allemandes et françaises voyageraient en Wallonie depuis 2011. Et en France ? Canis Lupus est officiellement repéré dans la Marne, à l’Est de Paris. Le 17 septembre 2017, jour d’ouverture de la chasse, on le pointe près de Saint-Riquier dans la Somme. « Rien n’est confirmé dans l’Aisne et dans le Nord », précise François Denis, délégué de l’ONCFS dans les Hauts-de-France. Mais le loup n’a jamais été si près. « Il est fort probable qu’il soit déjà passé dans la botte de Givet, dans les Ardennes françaises », estime pour sa part Anthony Kohler, vice-président de Ferus depuis la Grotte-de-Han, association française référente qui accompagne le retour des grands prédateurs de la faune sauvage.

Givet, Givet pas  ?
Givet... A deux pas, à Ebly-Neufchateau, un loup s’est retrouvé coincé entre deux échangeurs d’autoroute. C’était il y a deux mois. Simple passage ? Véritable installation ? « La France a choisi de tuer davantage de loups pour réguler sa croissance démographique, mais tirer plus d’adultes mâles augmente la mobilité des meutes  », ajoute Anthony Kohler.

« C’est un animal plein de surprises, il faut s’attendre à tout », précise Bertrand Warnez à l’ONCFS. Début juillet, des gendarmes lui signalent un « loup écrasé sur la route » dans le Cambrésis. Un husky sorti de chez lui.

Crier au loup ?
Vous pensez avoir aperçu un loup, ou des indices de sa présence. Vous pouvez en parler aux gendarmes ou directement au service départemental de l’ONFVS à Louvignies-Quesnoy (03 27 49 70 54 pour le Nord), qui a formé huit agents à la reconnaissance scientifique des signes de présence (traces au sol, empreintes génétiques, type d’attaque de proies etc.).

Le Réseau loup national (et officiel) sera sollicité pour cartographier l’évolution des populations de loups. Deux louvetiers seraient a priori concernés par une présence de loup dans le sud du Nord, Bernard Collin à Trélon et Jean-Claude Bonnin à Locquignol. Créée par Charlemagne en 813 pour chasser les loups trop nombreux, la louveterie intervient lorsqu’il est question d’organiser des battues.

POURQUOI PAS D'HYPOTHESE SUR UNE ATTAQUE DE MEUTE DE LOUPS ALORS QUE LES LOUPS SONT BIEN PRESENT ?