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reprise des posts debut octobre 2015

Publié le par 2012

 

bonjour la reprise des posts rependront debut octobre 2015,merci à tous et à toutes pour votre compréhension

 

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Séisme de 6,6 au large du nord-ouest du Mexique 13/09/2015

Publié le par 2012

Un puissant séisme de 6,6 de magnitude a eu lieu tôt dimanche au large des côtes du nord-ouest du Mexique, a annoncé l'Institut géophysique des Etats-Unis (USGS).

 

Le tremblement de terre a frappé une zone située au large de la région touristique de la Basse-Californie et de l'Etat de Sinaloa. Il a eu lieu à 03H14 (08H14 GMT) à une profondeur de 10 kilomètres, à 59 kilomètres au sud-ouest de la ville de Topolobampo (Etat de Sinaloa).

Aucune victime ni aucun dégât n'ont été signalés dans l'immédiat.

La Basse-Californie est célèbre pour sa station balnéaire de Los Cabos, très fréquentée par les touristes, américains notamment.

http://www.romandie.com/news/Seisme-de-66-au-large-du-nordouest-du-Mexique/629461.rom

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Japon:Un bref séisme de magnitude 5,4 a vivement secoué Tokyo et sa banlieue, blessant 15 personnes sans entraîner d'alerte au tsunami 12/09/2015

Publié le par 2012

Un bref séisme, dont la magnitude a été évaluée à 5,4 par l'institut de surveillance géologique américain (USGS), a vivement secoué samedi matin Tokyo et sa banlieue, blessant 15 personnes sans entraîner d'alerte au tsunami.
Le tremblement de terre s'est produit à 05H49 locales (vendredi 20H49 GMT) et son épicentre se situait dans la baie de Tokyo, à une profondeur de 57 kilomètres, d'après l'agence japonaise de météorologie, qui a elle évalué sa magnitude à 5,2.
 


La capitale a tremblé pendant environ 10 secondes, une partie ressentant des secousses de niveau 5 sur l'échelle japonaise, signifiant qu'une personne peut trouver difficile de se maintenir debout.
Quinze blessés ont été signalés, dont une femme de 83 ans qui s'est cassé la jambe en tombant de son lit, a rapporté le quotidien à grand tirage Yomiuri.
Des images télévisées ont montré des morceaux de revêtement d'un mur d'un immeuble d'habitation du quartier de Setagaya tombant et se brisant au sol.
Le séisme a par ailleurs provoqué la rupture de canalisations et des fuites d'eau et au moins cinq personnes se sont trouvées bloquées dans des ascenseurs, a rapporté la chaîne publique NHK. L'agence de météorologie a précisé qu'aucune alerte au tsunami n'avait été lancée. Elle a révisé la profondeur à 57 km après avoir donné un chiffre de 70 kilomètres juste après la secousse.
Dans la commune de Chufu, située dans la préfecture de Tokyo, les secousses n'avaient pas été aussi fortes depuis celles du 11 mars 2011, déclenchées par un méga séisme de magnitude 9,0 au large des côtes nord-est qui avait provoqué un gigantesque et
meurtrier tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima.
"Il faut être vigilant car des répliques peuvent se produire dans les trois ou quatre jours à venir", a déclaré un sismologue de l'Agence nationale de météorologie.
Les trains et métros de la capitale ont été arrêtés momentanément pour vérifier les voies.
"Il faut aussi veiller aux risques accrus de glissements de terrain, du fait des sols fragilisés par les fortes pluies de la semaine", a ajouté le spécialiste de l'agence. Le Japon vient de connaître ses pires pluies depuis des décennies, dans lesquelles quatre personnes ont perdu la vie et plusieurs sont portées disparues.
Tokyo redoute à tout moment dans les prochaines décennies le "Big One": un très fort séisme de magnitude 7 ou supérieure dont l'épicentre se trouverait sous la capitale et qui, selon l'expert de l'agence de météorologie, serait d'une ampleur 1.000 fois supérieure à celui de samedi. Des plans de secours sont prêts et des exercices effectués régulièrement.
Les constructions de la mégapole sont dotées de systèmes parasismiques censés permettre de résister à une séisme très violent (niveau le plus élevé des secousses ressenties sur l'échelle nippone).
Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et enregistre chaque année plus de 20% des tremblements de terre les plus puissants recensés dans le monde.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/japon-15-blesses-dans-un-bref-seisme-a-tokyo-12-09-2015-5086079.php

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Des réfugiés hébergés dans l’ancien camp de concentration nazi de Buchenwald

Publié le par 2012

21 réfugiés arrivés en Europe sont logés sur le site de l’ancien camp de concentration nazi de Buchenwald, à l’endroit même où des milliers de personnes ont été exterminées lors de Seconde guerre mondiale.

«C’est une solution d’urgence, mais c’est inévitable», a confié Christian Hanke, maire du quartier berlinois de Mitte, au journal britannique Daily Mail. «Il y a beaucoup de place dans les hangars», a-t-il ajouté.

Abdurahman Massa a 20 ans et arrive du nord de l'Erythrée. Il a pour sa part confié au Daily Express que l’affectation antérieure de cet immeuble lui était complètement égale. «C’est bien pour moi», a-t-il confié, tout simplement.

Un autre réfugié prénommé Diaoyre, venu d’Algérie, qui habite l’immeuble depuis une semaine, estime que c’est «bien» et souligne que «beaucoup d’autres n’ont même pas ça».

Les réfugiés reçoivent 135 euros chaque mois pour acheter leur nourriture et autres biens de première nécessité.

L’idée de loger des réfugiés dans les anciens camps nazis est apparue en janvier dernier. Les autorités de la ville disaient à l’époque qu’elles ne disposaient pas des fonds nécessaires pour construire des logements temporaires pour y loger 200 demandeurs d’asile et ont qualifié de «pratique» la possibilité de loger 21 réfugiés sur le site de cet ancien camp de concentration.

Même si les bâtiments d’origine ont été détruits il y a bien longtemps, cette décision a suscité de nombreuses critiques. Ainsi Birgit Naujoks, chef du conseil des réfugiés du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, a qualifié ce plan de «préoccupant et troublant, au moins insensible», rapporte le journal allemand Der Spiegel.

 

Environ 250 000 personnes ont été détenues à Buchenwald entre 1937 et 1945, les prisonniers y étaient régulièrement torturés : le camp était célèbre pour les expériences médicales effrayantes qu’on y menait sur les personnes. Par exemple, des médecins SS ont «traité» l’homosexualité avec des injections hormonales, ou encore testé la typhoïde et le choléra sur des détenus.

http://www.dailymail.co.uk/news/article-3230670/Housed-notorious-concentration-camp-Refugees-fled-Europe-better-life-living-former-Nazi-barracks-Buchenwald-thousands-slave-labourers-died-subjected-medical-experiments.html

http://francais.rt.com/international/6793-refugies-heberges-dans-lancien-camp

http://www.wikistrike.com/2015/09/des-refugies-heberges-dans-l-ancien-camp-de-concentration-nazi-de-buchenwald.html

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Un Milliers de personnes protestent à Madrid contre le Toro de la Vega,silence radio du coté des merdias français (video media fr)

Publié le par 2012

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France - Les preuves du complot du nouvel ordre mondial et le remplacement de population (video)

Publié le par 2012

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Grande mosquée de La Mecque : la chute d'une grue fait Au moins 107 personnes ont été tuées et 238 blessée,la faute aux vents violents et de fortes pluies (videos medias fr)

Publié le par 2012

 

La grue qui est tombée dans la Grande mosquée de La Mecque © AP/SIPA

Au moins 107 personnes ont été tuées vendredi lorsqu'une grue s'est effondrée sur la Grande mosquée de La Mecque, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, à une dizaine de jours du début du pèlerinage, a indiqué la défense civile. Il y a aussi plus de 200 blessés, selon un bilan toujours provisoire.

Une grue s'est effondrée sur la Grande mosquée de La Mecque vendredi, en Arabie Saoudite, faisant au moins 107 morts et plus de 200 blessés, selon un bilan provisoire de la défense civile, déjà revu à la hausse plusieurs fois. L'accident s'est produit à quelques semaines du pèlerinage annuel à La Mecque, le Hadj. La Grande mosquée est généralement bondée le vendredi, jour hebdomadaire de repos et de prières chez les musulmans.

Une grue s'effondre sur la Grande Mosquée : la faute aux vents violents. Clarence Rodriguez

De fortes pluies frappaient La Mecque lorsque l'incident a eu lieu, ce qui pourrait l'expliquer. L'ouest de l'Arabie saoudite est en proie à de fortes tempêtes de sable depuis quelques jours. 

Vue plus large de la grue dans le plafond © AP/SIPA

 

Des travaux pharaoniques pour agrandir la mosquée

L'an dernier, le royaume avait limité le nombre de fidèles autorisés à faire le Hadj, pour des raisons de sécurité, en raison du chantier engagé pour agrandir la Grande mosquée. Enormément de grues sont présentes, puisque le but de ces travaux pharaoniques est de multiplier la surface de la mosquée par deux, d'ici cinq ans.

Près de la mosquée, le plus grand hôtel du monde est aussi en construction, il ouvrira ses portes en 2020. Les défenseurs du patrimoine sont en colère, car ces travaux détruisent des vieux quartiers. Cet accident pourrait donc relancer les débats.

En janvier 2006, 364 pèlerins étaient morts piétinés lors d'un mouvement de panique, et 251 deux ans auparavant. En juillet 1990, 1.426 pèlerins avaient péri, la plupart étouffés lors d'un mouvement de panique dans un tunnel.

Un énorme projet est actuellement en cours pour agrandir la superficie de la mosquée © REUTERS/Ali Al Qarni

http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/arabie-saoudite-65-morts-dans-la-chute-d-une-grue-dans-la-grande-mosquee-de-la-mecque-728571

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437 organismes demandent l'arrêt de la chasse le dimanche

Publié le par 2012

437 associations et structures de sports et loisirs de plein air ont cosigné un Appel pour demander l'arrêt de la chasse le dimanche, afin d'instaurer un partage de la nature et de pouvoir disposer d'un jour hebdomadaire pour pratiquer leurs activités nature en toute sécurité.

Crédit photo : LPO

Clubs de randonnée, de cyclisme, de canoë-kayak et d'alpinisme, centres équestres, gites ruraux… en quelques mois près de 440 organismes ont cosigné l'Appel du Collectif pour le dimanche sans chasse pour que soit instauré un jour hebdomadaire national sans chasse.

Chaque année, on recense en moyenne 150 accidents de chasse, impliquant régulièrement des non-chasseurs. De crainte d'être victime d'une balle « perdue », de nombreuses personnes restreignent leur activité, voire y renoncent, pendant la période de chasse. Il est en effet difficile de s'adonner sereinement à son loisir lorsque se déroulent des parties de chasse à proximité.

Or, la nature est désormais fréquentée par un grand nombre de français qui souhaitent pouvoir y pratiquer leurs loisirs de plein air en toute sécurité. La chasse est maintenant pratiquée par seulement 1,6 % de la population. La large majorité de la population ne doit pas être empêchée de profiter pleinement de la nature ; un partage équitable s'impose.

Prenant conscience du fort développement des activités de nature, les autres pays d'Europe de l'Ouest ont interdit la chasse le dimanche ou plusieurs jours en semaine1 en période de chasse. La France se distingue en autorisant encore la chasse les 7 jours de la semaine. Résultat, notre pays détient le record européen du nombre d'accidents de chasse ! Il y a 8 fois plus d'accidents de chasse le dimanche, jour où la nature est très fréquentée.

Chacun doit pouvoir exercer son loisir sans subir les perturbations et les menaces engendrées par la chasse. Le dimanche est le jour privilégié des promenades en famille, des randonnées, des balades à cheval, des excursions en VTT, des courses à pied, et autres loisirs pacifiques de plein air. Pour la tranquillité et la sécurité de tous, pas de chasse ce jour-là !

Le Collectif pour le dimanche sans chasse vient d'écrire à la Ministre de l'Ecologie afin de lui remettre ces 437 cosignatures et solliciter un rendez-vous pour faire valoir cette mesure d'intérêt général souhaitée par la majorité des français2.

[1] La quasi-totalité des pays d'Europe de l'Ouest (Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Suisse, Espagne, Portugal…) ont instauré un ou plusieurs jours sans chasse, souvent le dimanche. Retrouvez plus de précisions dans notre rapport sur l'instauration d'une trêve de la chasse le dimanche.

[2]Un sondage (IFOP, 2011) a révélé que 65 % des personnes se promenant dans la nature sont gênés par les chasseurs. Un autre (IFOP, 2009) a montré que la majorité des français se sentent en insécurité en période de chasse et sont favorables à l'interdiction de la chasse le dimanche.

Plus d'informations

Télécharger l'Appel pour le dimanche sans chasse et la liste des 437 cosignataires

En savoir plus : www.dimanche-sans-chasse.fr

https://www.lpo.fr/actualites/437-organismes-demandent-l-arret-de-la-chasse-le-dimanche

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Migrants en Languedoc-Roussillon : 7 maires de grandes villes prêts à les accueillir

Publié le par 2012

Parmi les villes importantes de la région, sept se déclarent prêtes à franchir le pas.

Tour d'horizon des élus réalisé par Midi Libre sur la situation des migrants. Si Béziers et Millau sont réticents pour en accueillir, Perpignan hésite. En revanche, d'autres édiles s'organisent, et Montpellier annonce la création d'un lieu d'asile.

 

Nîmes, Jean-Paul Fournier (LR) : "S'il y a une démarche locale..."

"J'ai beaucoup oeuvré au Sénat, notamment au travers d'une commission pour les Chrétiens d'Orient. Je suis ouvert, par principe, à aider ces populations désoeuvrées. Le problème, c'est que la Ville de Nîmes n'a pas de logements sociaux. Seuls les organismes HLM en possèdent comme l'Office habitat du Gard ou un Toit pour tous. S'ils ont des logements vacants, c'est une bonne chose que l'on puisse en donner à ces réfugiés et si le conseil départemental décide d'une démarche locale, on y adhérera."

Les chiffres

55 %. C’est le pourcentage de Français opposés à ce que notre pays assouplisse les conditions d’octroi du statut de réfugiés aux migrants. Les sympathisants de gauche y sont favorables à 69 % contre 30 %. À droite, c’est le contraire (30 % favorables...). Ce sondage a été réalisé par Odoxa pour Le Parisien- Aujourd’hui en fin de semaine passée.

11. C’est le nombre de centres d’accueil des demandeurs d’asile (Cada) en Languedoc-Roussillon. En 2014, 819 réfugiés y ont été hébergés, contre 1013 en 2015.

Narbonne, Didier Mouly (Div D) : "Comme le dit le pape"

"Je suis catholique pratiquant. Comme le dit le pape, il faut par charité, humanité et solidarité, accueillir des migrants. Donc, par principe, oui. Qui ne le ferait pas face à cette situation de misère et de détresse ? Nous n'avons plus la compétence logement à la Ville. En revanche, nous serions disposés à participer à une aide exceptionnelle avec le conseil départemental. Et s'il y a une situation vraiment d'urgence, nous sommes prêts à proposer gymnases et salles municipales provisoirement. Comme lors de la guerre dans l'ex-Yougoslavie où des Kosovars avaient été accueillis ; sans toutefois créer des camps dont l'idée est choquante."

Sète, François Commeinhes (LR) : "Le réseau de Voix Vives sensibilisé"

"Nous sommes particulièrement sensibilisés à la situation des réfugiés syriens. J'ai eu l'idée de demander à la présidente de notre festival de poésie Voix Vives de la Méditerranée de sensibiliser son réseau de bénévoles, très structuré, qui s'active chaque année depuis cinq ans pour faire venir à Sète des poètes, sinon réfugiés, du moins exilés. Et d'accueillir et d'aider des réfugiés, si besoin est. Ces bénévoles ont l'habitude de ce genre de situation. À Sète, nous n'avons pas de logements vacants. Mais la Ville sera là et lance un appel à la générosité des Sétois."

Rodez, Christian Teyssèdre (PS) : "Une chance pour Rodez"

"Je ne suis pas favorable mais très favorable pour accueillir ces réfugiés. Cet après-midi, nous avons d'ailleurs une réunion avec l'exécutif pour savoir dans quelles conditions nous pourrions proposer des logements vacants, mais il faut savoir que dans le privé, il y a 1 700 logements vacants.

Ce serait une bonne solution d'arriver à les mobiliser. Il faut se donner les moyens de répondre à cette situation. En plus, il y a une vraie prise de conscience de la population. C'est une chance pour Rodez. Le taux de chômage, ici, est le plus bas de France : 6,2 %. Et plus de 4 800 emplois ont été créés depuis 2008 dans l'agglo qui compte 60 000 habitants et qui a gagné 5 000 habitants en six ans."

Mende, Régine Bourgade (1er adjointe, MoDem) : "Pas hostile"

"Le maire est en vacances mais dès qu'il revient, nous mettrons ce sujet sur la table. Nous accueillons des réfugiés de façon régulière. Nous ne sommes pas hostiles sur le principe pour en accueillir d'autres. Il faut que chacun prenne sa part. C'est un problème international. Il faut voir comment, dans quelles conditions, avec quelles aides on peut agir avec les services de l'État."

Carcassonne, Gérard Larrat (LR) : "Ici, c'est une terre d'accueil"

"Carcassonne a toujours été une terre d'accueil, que ce soit pendant la Retirada ou sous l'Occupation, où elle a recueilli beaucoup d'intellectuels. Il est évident que devant cette crise abominable, la Ville répondra présente lorsque des décisions seront prises par le conseil départemental ou par le gouvernement. Nous avons déjà quelques appartements disponibles pour de l'hébergement d'urgence, et pour le reste, je ferai ce qui me sera demandé, c'est comme ça, c'est naturel. Les sondages sont peut-être défavorables, mais le maire de Carcassonne est un être humain qui comprend les drames, et veut leur apporter des solutions."

Bagnols, Jean-Christian Rey (PS) : "Accueillir, c'est notre devoir"

"Quand quelqu'un tombe à terre, on ne se demande pas s'il faut appeler les pompiers, on court le secourir. Il ne faut pas se demander si l'ont peut les accueillir. On doit le faire, c'est notre devoir. Heureusement que pendant l'exode de 1940, personne ne s'est demandé si on pouvait accueillir ces familles ou les enfants juifs. Ils l'ont fait parce qu'ils devaient le faire. Ça n'empêche pas qu'on se demande comment résoudre le problème : des frappes ? La diplomatie ? Il faut une solution en Syrie, mais tout le reste, c'est de la littérature. On a des gens sur les routes, il faut les accueillir."

Montpellier, Philippe Saurel (DVG) : 'L'État va financer l'installation du centre" 

"Il n'y avait pas de centre d'accueil des demandeurs d'asile à Montpellier, cela avait toujours été refusé par mes prédécesseurs. Je viens d'accepter de créer ce centre de 60 places, non pas sous la pression, mais sous l'angle de l'humanité, explique ce lundi Philippe Saurel, le maire (DVG) de Montpellier. La Ville a souhaité s'associer à la solidarité nationale à la demande du préfet, des élus, des associations et des citoyens. L'État va financer l'installation du centre d'ici la fin de l'année, la Ville va acquérir le bâtiment, et l'on va surseoir au projet immobilier qui était prévu, le temps de trouver une solution pour repositionner ensuite ce centre d'accueil."

Il devrait ouvrir dans les anciens locaux inoccupés du Cedip, près du lycée Mermoz, être géré par l'association Gammes, qui proposera 30 places de plus en appartements. "Entre la Syrie et Montpellier, il y a une longue amitié qui remonte au Moyen Âge, les étudiants syriens venant faire leurs études de médecine à Montpellier, insiste Philippe Saurel. Je vais solliciter également les maires de la Métropole pour ouvrir des appartements sociaux. Certains sont déjà volontaires, comme celui de Castelnau-le-Lez. Et nous allons également positionner plus d'argent pour la solidarité, pour fédérer les bonnes volontés."

Béziers, Robert Ménard (app. FN) : "Non, pas d'autres réfugiés"

"Comme tout le monde, j'ai été bouleversé par l'image monstrueusement banale de ce bambin échoué sur une plage. C'est tellement facile de se dire que ce pourrait être son propre enfant. Mais non, je ne recevrai pas d'autres réfugiés que ceux que j'accueille déjà à Béziers : nous avons déjà ici deux centres, un de 80 places géré par la mairie, et un par la Cimade, contre un seul à Montpellier. Aujourd'hui, en rajouter à cette situation me semble impensable. Oui, il y a une urgence, mais ce sont les pays du Golfe qui doivent prendre une part de ce fardeau. Je ne vois pas pourquoi l'Europe serait la seule à payer un tribut aussi élevé à une crise que ces pays ont largement créée."

Millau, Christophe Saint-Pierre (LR) : "J'attends de voir"

"Humainement, on ne peut être que touché. Mais je ne veux pas tomber dans la démagogie, qui pousse certains élus à vouloir être le premier, ou celui qui en accueillera le plus. François Hollande nous parle de 24 000 réfugiés en deux ans, mais ne dit rien sur les conditions d'accueil. On va leur donner quoi ? Je m'interroge. Aujourd'hui, à Millau, j'ai six familles dont la préfecture me dit qu'il faut les reconduire à la frontière car ils ont épuisé tous leurs droits. Je ne me précipite pas pour rentrer dans cette course effrénée. J'attends de voir, d'avoir des signes de l'État et que l'État qui réduit nos dotations années après années me dise comment faire."

Perpignan, Jean-Marc Pujol ( LR): "J'aiderai les familles d'accueil"

"À Perpignan, du fait de notre situation frontalière, on a une tradition forte d'accueil des réfugiés. J'aiderai les familles qui souhaitent accueillir des réfugiés politiques. Mais tous nos locaux d'hébergement sont remplis, avec 18 familles. Il faut savoir s'il y a une politique de l'État, avec un budget pour accueillir ces gens, et si on va pouvoir régulariser. Être généreux avec l'argent des autres, c'est facile, mais aujourd'hui, c'est la mairie et le contribuable perpignanais qui paient tout. Enfin, ce qu'il faut surtout, c'est s'attaquer à cette menace qui fait fuir ces gens. Il faut aller la combattre sur le terrain."

# Le maire d'Alès était injoignable ce lundi, et le maire de Lunel n'a pas donné suite aux questions de Midi Libre.

http://www.midilibre.fr/2015/09/08/le-midi-terre-d-accueil,1210171.php#xtor=RSS-5

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De la fausse « crise des réfugiés »

Publié le par 2012

Alors que les médias européens suscitent l'émotion en montrant des photographies d'un enfant noyé et des reportages sur des foules traversant les Balkans à pied, Thierry Meyssan montre que ces images sont fabriquées. Certes, elles servent les intérêts du patron des patrons allemand, Ulrich Grillo, et de l'Otan. Mais elles ne rendent pas compte du phénomène dans son ensemble et conduisent les Européens à des réponses inadaptées.

Une vague d'émotion a submergé brutalement les populations vivant dans l'espace Otan. Elles ont soudainement pris conscience du drame des réfugiés en Méditerranée ; une tragédie qui dure depuis des années dans leur indifférence permanente.

Ce revirement est dû a la publication d'une photographie montrant un enfant noyé, échoué sur une plage turque. Peu importe que cette image soit un grossier montage : la mer rejette les cadavres parallèlement aux vagues, jamais perpendiculairement. Peu importe qu'elle ait été instantanément reproduite à la "une" de presque tous les journaux de la zone Otan en moins de deux jours. On vous a déjà dit que la presse occidentale est libre et pluraliste.

Poursuivant sur le même créneau, les télévisions multiplièrent les reportages sur l'exode de milliers de Syriens, à pied, à travers les Balkans. Une attention particulière fut portée à la traversée de la Hongrie, qui construisit d'abord une inutile barrière en barbelés, puis multiplia les décisions contradictoires de sorte que l'on puisse filmer des foules marchant le long de voies ferrées et prenant des trains d'assaut.

« Réagissant » à l'émotion qu'ils ont provoquée chez leurs concitoyens, les dirigeants européens « surpris » et peinés se déchirent sur la manière dont ils porteront secours à ces réfugiés. Antonio Guterres, ancien président de l'Internationale socialiste et actuel Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, s'invite à leur débat en prônant « la participation obligatoire de tous les États membres de l'UE. Selon des estimations préliminaires, les pays européens ont un besoin potentiel d'accroître les opportunités de réinstallation à 200 000 places », déclare-t-il.

Quel est le problème réel, qui l'instrumente et dans quel but ?

Les réfugiés de Méditerranée

Depuis le « Printemps arabe », en 2011, le nombre de personnes tentant de traverser la Méditerranée et d'entrer dans l'Union européenne a considérablement augmenté. Il a plus que doublé et s'est élevé en 2014 à 626 000.


 

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© Eurostat
Flux de migrants vers l’Union européenne (en centaines de milliers)

Cependant, contrairement à une idée répandue, il ne s'agit pas là d'une vague nouvelle et ingérable. En 1992, alors que l'Union ne comprenait que 15 des 28 États actuels, elle en recevait plus encore : 672 000 pour 380 millions d'habitants. Il existe donc une marge considérable avant que les migrants ne déstabilisent l'économie européenne et ses 508millions d'habitants actuels. Ces migrants sont pour plus de deux tiers des hommes. Selon leurs déclarations, plus de la moitié d'entre eux ont entre 18 et 34 ans. En général, il ne s'agit donc pas de familles.
 

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© Eurostat
Proportion d’hommes parmi les migrants entrés dans l’Union en 2014.

Contrairement à l'idée actuellement répandue par les médias, moins d'un tiers seulement sont des réfugiés fuyant des zones de guerre : 20 % sont des Syriens, 7 % des Afghans, et 3 % des Irakiens. Les deux autres tiers ne proviennent pas de pays en guerre et sont principalement des migrants économiques.

En d'autres termes, le phénomène des migrations n'est que marginalement lié au « Printemps arabe » et aux guerres. Les pauvres quittent leur pays et tentent leur chance dans les pays riches en vertu de l'ordre post-colonial et de la globalisation. Ce phénomène, après avoir régressé de 1992 à 2006, a repris et s'amplifie progressivement. Il ne représente actuellement que 0,12 % annuel de la population européenne, soit —s'il est correctement géré— aucun danger à court terme pour l'Union.

 

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Le président de la Fédération de l’industrie allemande, Ulrich Grillo, souhaite 800 000 travailleurs étrangers supplémentaires en Allemagne. Les accords européens l’interdisant et l’opinion publique y étant hostile, il participe à la mise en scène de la « crise des réfugiés » pour faire évoluer la réglementation.

Les migrants posent-ils un problème ?

Ce flux de migrants inquiète les populations européennes, mais est célébré par le patronat allemand. En décembre 2014, le « patron des patrons » allemands, Ulrich Grillo, déclarait à DPA en masquant hypocritement ses intérêts derrière de bons sentiments : « Nous sommes depuis longtemps un pays d'immigration et nous devons le rester ». « En tant que pays prospère et aussi par amour chrétien de son prochain, notre pays devrait se permettre d'accueillir plus de réfugiés ». Et encore : « Je me distancie très clairement des néonazis et des racistes qui se rassemblent à Dresde et ailleurs ». Plus sérieux : « En raison de notre évolution démographique, nous assurons de la croissance et de la prospérité avec l'immigration » [1].

Ce discours reprend les mêmes arguments que ceux du patronat français des années 70. Plus encore aujourd'hui, les populations européennes sont relativement éduquées et qualifiées, tandis que la grande majorité des migrants ne le sont pas et peut facilement occuper certains types d'emplois. Progressivement, l'arrivée d'une main d'œuvre non-qualifiée, acceptant des conditions de vie inférieure à celles des Européens, suscita des tensions sur le marché du travail. Le patronat français poussa alors au regroupement familial. La loi de 1976, son interprétation par le Conseil d'État en 1977 et la jurisprudence de la Cour européenne des Droits de l'homme ont largement déstabilisé la société. Le même phénomène est observable en Allemagne depuis l'adoption des mêmes dispositions avec l'inscription, en 2007, du regroupement familial dans la loi sur l'immigration.

Contrairement à une idée reçue, les migrants économiques ne posent pas de problème d'identité en Europe, mais manquent dans leur pays d'origine. Par contre, ils posent un problème social en Allemagne où, du fait de la politique insufflée notamment par Ulrich Grillo, la classe ouvrière est déjà victime d'une exploitation féroce. Partout ailleurs, ce ne sont pas les migrants économiques, mais le regroupement familial ultérieur qui pose problème.

Qui fabrique l'image actuelle de « crise des réfugiés » ?

Depuis le début de l'année, le passage de la Turquie à la Hongrie, qui coûtait 10 000 dollars, a baissé à 2 000 dollars par personne. Certes certains passeurs sont des esclavagistes, mais beaucoup cherchent simplement à rendre service à des personnes en détresse. Quoi qu'il en soit, qui paye la différence ?

Par ailleurs, si au début de la guerre contre la Syrie, le Qatar imprimait et distribuait aux jihadistes d'al-Qaïda de faux passeports syriens pour qu'ils puissent convaincre les journalistes atlantistes qu'ils étaient des « rebelles » et non des mercenaires étrangers, de faux passeports syriens sont aujourd'hui distribués par certains passeurs à des migrants non-syriens. Les migrants qui les acceptent pensent à juste titre que ces faux papiers faciliteront leur accueil dans l'Union. En effet, les États membres de l'Union ayant fermé leurs ambassades en Syrie —sauf la République tchèque et la Roumanie—, il ne leur est pas possible de vérifier l'authenticité de ces passeports.

Il y a six mois, je m'étonnais de la cécité des dirigeants de l'Union qui ne comprenaient pas la volonté des États-Unis d'affaiblir leurs pays, y compris par la « crise des réfugiés » [2]. Le mois dernier, le magazine Info Direkt a affirmé que, selon les services de Renseignement autrichiens, le passage en Europe des réfugiés syriens était organisé par les États-Unis [3]. Cette imputation reste à vérifier, mais constitue d'ores et déjà une hypothèse solide.

Au demeurant, tous ces événements et ces manipulations seraient sans gravité si les États membres de l'Union mettaient un terme au regroupement familial. Le seul vrai problème ne serait pas alors l'entrée des migrants, mais le sort de ceux qui meurent en route, en traversant la Méditerranée. La seule réalité qui ne mobilise aucun dirigeant européen.

Que prépare l'Otan ?

Actuellement, l'Otan, c'est-à-dire le bras armé international des États-Unis, n'a pas bronché. Mais, selon ses nouvelles missions, l'Alliance atlantique se réserve la possibilité d'intervenir militairement lorsqu'il y a des migrations importantes.

Sachant que seule l'Otan est connue pour disposer de la capacité de diffuser une intoxication à la "une" de tous les quotidiens de ses États membres, il est hautement probable qu'elle organise la campagne actuelle. En outre, l'assimilation de tous les migrants à des réfugiés fuyant les zones de guerre et l'insistance sur l'origine supposée syrienne de ces migrants laisse à penser que l'Otan prépare une action publique liée à la guerre qu'elle mène secrètement contre la Syrie.

Notes :

[
1] « Allemagne : le patronat veut plus de réfugiés », AFP, 23 décembre 2014.

[
2] « La cécité de l'Union européenne face à la stratégie militaire des États-Unis », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 avril 2015.

[
3] "Insider : Die USA bezahlen die Schlepper nach Europa !", Info Direkt, 5. August 2015. « Les USA accusés de financer l'envoi de réfugiés en Europe », Réseau Voltaire, 13 août 2015.

 

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